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Après le passage des Raptors à Montréal, je me penche sur les retombés de la partie et sur les attentes par rapport à une éventuelle relation entre la NBA à Montréal. Les Raptors ont gagné de bien belle façon pour plaire aux partisans montréalais. À suivre après le saut...
Après une rencontre fructueuse entre la NBA et les partisans Montréalais, c'est le temps des bilans. Vendredi soir, le Centre Bell affichait complet pour le premier passage de la NBA en vingt ans dans la métropole et tous les amateurs de la NBA sont enthousiastes à l'idée d'un rituel annuel pour les Raptors qui ne sont pas fermé à l'idée d'établir un club-école au Québec.
Le vif succès du match d'hier est un témoignage franc et honnête des partisans québécois vis-à-vis leur intérêt pour le basket-ball, qu'il soit professionnel ou même amateur dans une certaine mesure. Les dirigeants à Toronto sont comblés par le résultat et l'écho dans les médias anglophones est unanime : La foule montréalaise était vivante, enthousiaste et surtout curieuse du spectacle de la NBA.
D'un point de vue économique, l'expérience a été très fructueuse. Une salle comble au Centre Bell est une excellente nouvelle et à l'extérieur, les revendeurs faisaient des affaires en OR, ce qui transpose l'intérêt bien réel des partisans québécois. À long terme, on se demande si l'expérience pourrait être hebdomadaire mais un début annuel est déjà un pas dans la bonne direction. Les rumeurs, d'ailleurs, gravitent autour d'une équipe d'expansion de la NBA D-League à Montréal. Les questions sur l'amphithéâtre à utiliser se posent mais celles sur l'intérêt des partisans s'estompent de plus en plus. Après ce vif succès, survolons l'expérience un peu.
- L'ambiance
Durant l'échauffement et les premières minutes du premier quart, la foule cherchait ses repères. Avec raisons, après 20 ans d'absence c'est dur d'attraper le rythme bien particulier d'un match de la NBA en direct. Heureusement, quelques montages vidéos ont permis aux partisans de se familiariser avec l'équipe et après le premier temps d'arrêt de jeu, l'ambiance était en vitesse de croisière et il n'y a pas eu de relâchement, même durant la mi-temps qui a été courte et bien meublée.
Pour une fausse première montréalaise, on ne pouvait demander mieux. Les joueurs s'amusaient et les quelques ‘dunks' ont ravis la foule du Centre Bell.
- Les technicalités
Pour le match, le Centre Bell a utilisé un terrain qui datait un peu, comme en témoignait l'usure évidente du parquet. Ça ne semblait pas nuire aux joueurs et en fait, n'eut été des sections aux extrémités trop espacées, on aurait pu s'y croire à un vrai match de la NBA. La seule faille palpable durant le match était l'absence de ‘shot clock' au-dessus des paniers. Les joueurs semblaient dérangés par cette lacune comme l'indiquait les quelques fins de séquences un peu boiteuses. Sinon, on pourrait parler d'un sans faute pour l'équipe du Centre Bell, à l'exception de l'annonceur qui possédait un français plus que douteux. On a tellement de bonnes voix francophones qui connaissent le Basket-Ball au Québec, c'est un peu décevant d'être pris avec un Ontario qui parlait français en phonétique avec des traductions à la sauvette.
- Le match
Pour les partisans, une victoire des Raptors dans un beau match offensif, c'était pas mal le scénario idéal. Les Raptors ont bien distribué le ballon et au quatrième quart, la deuxième unité a pris le terrain d'assaut pour satisfaire les partisans. Chez les Knicks, Amare Stoudemire était en grande forme mais la distribution du ballon était approximative, au mieux, et le système de Mike d'Antoni n'est pas encore à point auprès de ses nouveaux joueurs, en commençant par Raymond Felton qui n'a pas encore le plein contrôle de l'offensive très up-tempo de l'entraîneur vedette.
Sinon pour les Raptors, le virage jeunesse va bon train et même si la défensive est poreuse au possible, l'offensive efficace est bonne pour le spectacle et la foule du Centre Bell semblait pleinement satisfaite en fin de match pour épauler la victoire de l'équipe torontoise.
- La suite des choses
Le plan de ‘canadienisation' des Raptors semble être bien réel et on espère une implication constante de Montréal dans l'évolution de la formation. Jusqu'ici, les Raptors sont clairement la propriété de Toronto mais on pourrait voir un élargissement du spectre d'appartenance de l'équipe dans les prochaines années et, peut-être, espérer une association plus canadienne que municipale. Montréal n'a pas les infrastructures pour une formation à temps plein mais accueillir quelques matchs en saison serait une avenue très intéressante, surtout pour les partisans québécois de la NBA.
C'est encore très embryonnaire, évidemment, mas permettons nous un peu de rêve avant le début de la saison. D'ici là, on espère un retour de la pré-saison l'an prochain et on surveille les activités des Raptors avec un peu plus d'attention parce qu'à défaut d'avoir notre propre équipe, on pourrait se créer une belle niche confortable dans le bassin torontois.
La saison des Raptors débute Mercredi prochain, à Toronto, contre les même Knicks de New-York. Soyez au rendez-vous.
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