Les Celtics égalisent la série 1-1

JetSet NBA
Écrit par Stéphane   
Lundi, 07 Juin 2010 19:35

Ray Allen était en grande forme et les Celtics égalisent la série contre les Lakers et prennent une sérieuse option pour la suite des choses. Survol du match numéro deux...

Match2Finale

Après un premier match à sens unique, le retour au Staples Center avait des allures de vendetta pour les Celtics qui se sont rallies derrière la performance record de Ray Allen pour repartir à Boston avec une série toute neuve de 1-1, nivelant ainsi l’avantage du terrain qu’avait les Lakers en tant que favoris.

Sous le signe de l’indiscipline et des fautes multiples, Ray Allen a réussi huit lancés de trois points dans la victoire, fracassant le record de sept pour un match de la finale qu’il co-détenait déjà avec Kenny Smith et Scottie Pippen. Désormais, Ray-Ray trône seul au sommet des francs-tireurs de la finale et il insuffle une deuxième vie aux Celtics qui ont trouvé le moyen de renverser les Lakers malgré la contre-performance de Kevin Garnett et de Paul Pierce.

L’histoire de ce deuxième match revient par contre à Rajon Rondo qui a discrètement enregistré un triple-double avec 19 points, 12 rebonds et 10 passes, menant les deux équipes au chapitre des rebonds et des rebonds défensifs. Rondo était partout sur le terrain, lui qui a d’ailleurs joué les trois premiers quarts en entier avant de voir Nate Robinson lui offrir quelques minutes de répis pour amorcer le dernier quart. Le jeu inspiré de Rondo compensait pour les avants des Celtics qui accumulaient les fautes comme de mauvaises habitudes. Garnett, Wallace, Davis et Perkins étaient tous en difficulté avec les fautes et sous surveillance étroite pour ne pas se faire expulser du match.

Ce n’était pas plus rose du coté des Lakers. Histoire de saboter la performance dominante de Pau Gasol et d'Andrew Bynum, le reste des Lakers ont combiné leurs efforts et surtout l’indiscipline pour se diriger vers une défaite. Kobe Bryant, pour une rare fois, a raté une grande portion du quatrième quart à cause de ses cinq fautes et Ron Artest a terminé le match cloué au banc avec six fautes, l’expulsant ainsi du match. Les déboires disciplinaires ont littéralement miné les efforts des Lakers qui ont comblé un déficit d’un quinzaine de points pour reprendre les devants à la fin du troisième quart et donner chaud aux Celtics.

Mais Allen, encore énergisé au possible, a continuer d’inspirer l’offensive des Celtics et surtout d’attirer la couverture constante. Sept des ses tirs de trois point ont été enregistrés en première demie, lui qui était talonné sans cesse lors de la deuxième moitié. C’est plutôt à grand coups d’efforts que les verts ont repris le dessus pour se sauver avec la victoire au quatrième quart. Rondo a fait le gros de ses points lors de cette longue séquence et Glen Davis, malgré ses lacunes athlétiques, redoublait d’effort pour attraper tous les ballons qui passaient près de lui. Ce n’était pas élégant, loin du compte, mais Big Baby ne cédait pas un pouce aux avants des Lakers qui lui jettent pourtant tous de l’ombre.

La série se transporte à Boston pour les trois prochains matchs et le doute est raisonnablement installé dans le camp des Lakers. Généralement intraitable au Staples Center, les Lakers ont laissé glisser un match et devront affronter l’ostile foule de la Nouvelle Angleterre et peut-être perdre la chance de revenir à Los Angeles.

On parle ici d’une énorme victoire des Celtics qui viennent de démontrer qu’ils sont capables d’aller en chercher une dans le temple du pourpre et du jaune. Ce n’est pas un mince exploit, surtout quand la victoire survient avec des contre-performances de la part de deux des meneurs de l’équipe.

Pour vous donner une idée de l’ampleur de l’indiscipline dans le match, les Celtics ont du offrir du temps de jeu à Shelden Williams, lui qui généralement foule le sol simplement dans des causes perdantes. Williams, dans sa courte présence, a commis deux revirements et raté une belle poignée d’occasions de produire quelque chose en offensive. Un cône orange aurait sensiblement fait le même travail que lui et pourtant, il a vue du temps de jeu lors de la finale. Un bien drôle de match.

Et pour les questions suite à ces deux matchs, on se demande vraiment comment Kobe Bryant va réagir suite à ce mauvais match crucial. Aussi, à notre grande surprise, Pau Gasol ne s’est pas effondré comme un gamin lors des deux premiers matchs, même que c’est le joueur par excellence de L.A. lors des deux premiers matchs. Ensuite, qu’en est-il du phénomène Ron Artest qui reprend ses mauvaises habitudes de distribuer des tirs de mauvaises qualités comme si c’était pour la charité. Artest a connu de bien pénibles séquences durant le deuxième match et la tentation de le clouer au banc sera grande si les frasques se poursuivent, est-ce que le jeu s’ouvrira pour Paul Pierce et Rajon Rondo?

Tant de questions et quelques réponses Mardi soir pour le match numéro trois au Garden. Avec une série égale, la rivalité n’en sera que plus attisée. Peut-être aussi que d’autres records nous attendent dans le détour, sait-on jamais.


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