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L’adage bien connu le dit : Tout est plus gros au Texas. C’était clairement le cas avec le dernier match des étoiles de la NBA qui était disputé dans le nouveau Cowboys' Stadium de Jerry Jones (propriétaire des Cowboys de Dallas) devant plus de 100 000 spectateurs, un record mondial pour une assistance sous un même toit pour un match de basket-ball, toute catégorie confondue. Sur cette note positive pour la ligue je vous propose un survol des festivités de la dernière fin de semaine d’étoiles …En Vrac!
- Pour le traditionnel match des recrues contre les joueurs de deuxième année, le spectaculaire Tyreke Evans a mené la charge des jeunes verts pour soutirer la victoire et le titre de joueur par excellence de l’affrontement. Même sans Derrick Rose l’équipe plus expérimentée des joueurs de deuxième année était nettement supérieure et c’est une belle petite surprise que les recrues ont orchestré, même si le match n’a pas d’importance ni d’implication.
- Moment fort du match : La coupe de cheveux ‘rétro-futuriste’ de Brandon Jennings qui semblait sortie de la belle époque des bas trop hauts et des shorts trop courte de la NBA des années 80.
- Parlant de sentiments plus rétro il y avait aussi la compétition de H.O.R.S.E. Ou plutôt, le tour de pratique pour l’équipe de télévision dans un aréna de réchauffement vide avec des joueurs en chandails gris. Un flop sur toute la ligne même si Kevin Durant a défendu son titre avec succès. La compétition s’est étirée en longueur et on a départagé Rajon Rondo et Kevin Durant avec des tirs de trois points successifs jusqu’à ce qu’un des deux participants en rate cinq (un peu comme le concours de circuits au baseball). Sous le regard moqueur de Charles Barkley, Rajon Rondo était aussi confortable que Shaquille O’Neal à la ligne de lancés francs et Durant a vogué sans crainte vers son deuxième titre. Un concours de ‘Roche Papier Ciseaux’ aurait eu le même impact auprès des quatre spectateurs toujours présents à la fin de cette petite mascarade.
- On passe en vitesse sur le concours multi-générationnelle d’étoiles. Stern nous impose la WNBA a toutes les sauces durant ce week-end et même des joueuses triées sur le volet font pâles figures dans ce genre de concours. Je n’ai rien contre une association complètement féminine, au contraire, mais le matraquage médiatique pour tenter de les sauver de la faillite, c’est salement agaçant. La foule, autant que moi, semblait en attente d’une conclusion à cette longue tirade de lancers d’un peu partout sur le terrain. Team Texas gagne, la foule présente est heureuse et Dirk Nowitzki à l’air d’un géant albinos auprès de Kenny Smith et de la fille de la WNBA dont j'oublis le nom.
- Steve Nash était à Vancouver vendredi soir pour l’ouverture des jeux olympiques et il est venu se sauver avec les honneurs du concours d’habilités de Samedi soir. À 36 ans, il a fait la leçon à Deron Williams en final et démontre à toute la planète NBA que l’âge n’a pas d’importance quand le talent brut et une condition physique impeccable sont au rendez-vous. Le secret de Steve Nash, selon ses dires, c’est une alimentation sans sucre. Personnellement j’en suis incapable mais si vous cherchez une recette pour le succès, ça ne vous garantie rien mais ce ne serait pas fou d’essayer. Faut suivre l’exemple d’un double MVP et non aller en sens inverse.
- Aberration no.1 de ce week-end d’étoiles : Daequan Cook qui est sur le bois franc durant ses festivités. Oui il devait défendre son titre de champion du tir de trois points mais ses performances cette saison sont tellement lamentables qu’il ne devait pas se sentir gros dans ses souliers. Pour preuve, il a été éliminé sans éclat de la compétition au premier tour.
- Aberration no.2 : Durant les festivités de Samedi soir, en aucun temps nous avons aperçu Lebron James dans la foule. Rappelons-nous que l’an dernier il clamait haut et fort qu’il allait revitaliser le concours de dunk cette année en y participant. La réalité … il ne s’est même pas présenté dans l’amphithéâtre. Tirez-en vos propres conclusions.
- Pour revenir au concours de trois points, Paul Pierce est le roi couronné cette année et c’est avec un Kevin Garnett fébrile qu’il a fêté la chose sur les lignes de cotés. Malheureusement pour les amateurs des Celtics, c’est probablement la seule célébration qu’ils auront cette année. Heureusement pour les partisans des Celtics, Kevin Garnett n’est plus un corps en souffrance qui se traîne de peine et de misère sous le panier. Il y a de l’espoir, en petite quantité, mais de l’espoir tout de même.
- Petite prédiction pour l’an prochain : Stephen Curry va remporter haut la main ce concours de trois points. Il était visiblement intimidé par Pierce cette année mais sa motion et sa précision sont à toute épreuve. Un franc-tireur né qui n’a pas encore atteint son plein potentiel, ça promet.
- Petite note à Gerald Wallace : L’an prochain, si on t’invite Samedi soir pour les festivités et les concours, dort la vieille. Wallace s’est présenté, à peine, pour le concours de Dunk, a enchainé deux dunks de piètres qualités puis s’en est retourné devant l’indifférence totale de la foule au Texas. Pas de huée, pas d’applaudissement, simplement le silence presque absorbant qui a complètement anéanti les chances de Wallace de devenir une superstar appréciée dans la ligue.
- Une note pour Shannon Brown aussi : Si tu fais une énorme campagne virale pour mousser ta candidature pour le concours de dunks, assure toi d’avoir au moins un dunk qui vaut la peine d’être regardé. Brown nous a servi un alley-hoop banal des mains de Kobe Bryant et ce qui semblait être un saut en hauteur (rien d’extravagant) avec beaucoup d’élans. La performance de Brown était honteuse. Pour un autre concours, disons le McDonalds All-American pour les joueurs mineurs, ça passerait, mais devant les fans de la NBA qui anticipent beaucoup de choses parce que ça fait des mois qu'ils se font casser les oreilles avec ‘’Let Shannon Dunk’’, c’est tout simplement lamentable. Si Gerald Wallace a raté sa grande entrée, Shannon s’est lui-même attaché l’encre au pied avant de se jeter à dans l’eau glacée et profonde du ridicule et de la moquerie perpétuelle.
- Parlons-en du concours de dunk. Une finale Demar DeRozan et Nate Robinson. Aucun suspense, aucun rebondissement, aucune réelle qualité. On clôture la soirée de samedi avec un concours qui ne lève pas et pour augmenter le malaise, on souligne un troisième triomphe de Krypto-Nate qui devient, sur papier, le meilleur dunker de l’histoire de l’évènement.
- Vous pouvez relire la dernière phrase encore une fois, je vous laisse un moment pour ventiler…
- Voilà! C’est la conclusion du Samedi soir d’étoiles. Nate Robinson est votre meilleur dunker et Lebron James n’est même pas dans la foule. J’ai honte et je ne suis même pas responsable pour l’évènement, c’est peu dire.
- Passons au Dimanche qui, sans grande surprise, a été exactement ce qu’il se devait d’être : Plus grand que nature. L’omniprésence de la monstrueuse foule, le spectacle de la mi-temps et l’introduction version longue de toutes les étoiles étaient tout ce que l’on voulait voir, la NFL et la NHL devraient prendre des notes.
- Un match sans histoire, par contre, même si Dwyane Wade a sorti des bijoux de ses poches pour se sauver avec les honneurs de joueur par excellence pour l’équipe de l’Est.
- Étrangement, Lebron James était présent pour ce match-là. Les priorités sont aléatoires au mieux dans le cas de James et de son ‘franc’ parler.
C’était le week-end des étoiles, version abrégée. C’est probablement pour le mieux parce que dans son intégral, ça manquait de tonus et les longueurs faisaient légion. Mais on pardonne beaucoup de choses à la NBA parce que l’on amorce le dernier droit de la saison, la folie des échanges et, joie, les séries éliminatoires.
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