Ma réaction... |
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Dans un premier temps, je tiens réellement à remercier tous les gens qui m'ont témoigné leur appui ou leur déception face à la récente embauche du nouvel entraineur-chef à l'UQAM. Une embauche qui implique directement que mon rêve de diriger une équipe de basketball universitaire devra être mis de côté pour un petit moment encore. Le plus grand coup provient surement du fait, que je devrais oublier, peut-être pour toujours, mon souhait de le faire dans ma langue maternelle ici chez moi.
De toute façon, ce serait se mentir que de penser, que le sport de haut niveau se passe en français en Amérique du Nord. C'est pourquoi il y a déjà quelque temps déjà que je travaille à approfondir ma connaissance et ma pratique de l'anglais, pour éventuellement ouvrir de nouveaux horizons à ma carrière d'entraineur. Pour l'instant, il faut avouer que c'est une belle porte qui vient de se fermer, non pas seulement pour moi, mais pour tous ceux qui prétendaient à une carrière ici au Québec. Je ne peux pas dire que le curriculum de madame Dimitrova, n'est pas impressionnant, car il l'est ! J'ai beaucoup d'admiration pour quelqu'un qui a su allier ses études et le sport d'excellence de brillante façon. Des exploits par contre, que certains de nos Québécois et Québécoises ont accomplis au fil des années avec magnitude, mais des exploits qui sont malheureusement restés timidement dans l'anonymat la plus totale. Nous qui parfois sommes portés à glorifier davantage ce qui se passe chez le voisin que ce que nous accomplissons nous-mêmes chez nous. Cependant, pour revenir à l'impressionnant curriculum de Madame Dimitrova, il s'agissait là, d'engager un coach, et non pas un joueur, ni même un enseignant pour la faculté de psychologie de l'UQAM. Par contre, je refuse de me ranger du côté de la politique, ou de la langue, qui voudrait qu'une université québécoise doive absolument engager un entraineur local. Car si ...et je dis bien seulement si, je demeure dans le monde du coaching mon objectif de diriger une formation universitaire restera le même et comme les postes québécois ne sont plus disponibles, je devrais viser un poste ailleurs qu'au Québec. En voulant obtenir moi-même un poste dans la NCAA, cela implique automatiquement, que les américains devront donner ce poste à un Canadien .... français de surcroit ! Et puisque tous les postes d'entraineurs universitaires canadiens sont pris au Québec, je devrais donc pour atteindre mes objectifs, revendiquer le poste à l'extérieur de ma province, en m'imposant non pas comme un étranger, mais comme le meilleur candidat possible, en passant par dessus la barrière de la langue, de l'origine et du genre, ce qui est de plus en plus difficile à faire. C'est pourquoi, en toute logique, je ne peux pas condamner l'embauche d'un entraineur d'origine étrangère. Mais je peux tout de même condamner le fait que bien peu connaissent véritablement mon travail et que mes "méthodes" plus directes et plus exigeantes sont exactement ce qu'on retrouve ailleurs qu'ici dans l'excellence sportive. Ma formation d'entraineur, ma feuille de route et les nombreux succès obtenus à TOUS les niveaux de compétitions provinciales et nationales en basketball, mes études en kinésiologie, mes sept années de boxe olympique, mes dix ans d'entrainements, de compétitions et de formations en athlétisme de haut niveau, mon origine modeste en provenance d'une région éloignée, mais surtout les vingt dernières années de ma vie, consacrées presque uniquement au perfectionnement de mon art et de ma passion, qu'est le développement des athlètes en basketball, me donnait la prétention d'être le meilleur candidat possible pour cette organisation que je connaissais très bien. Plus de la moitié de ma vie à côtoyer et à échanger avec vous tous, dont cinq passées dans le réseau CIS et huit autres dans celui du CCAA, à travailler au quotidien avec, aux côtés ou contre, des noms comme Olga Krycak, Nevio Marzionotto, Carlo Galli, Catherine Thibaudeau, Jacques Verchueres, Alex Perno, Ryan Thorne, Linda Marquis, Keiths Pruden, Trevor Williams, Ruby Viray, Louis Couture et Guillaume Giroux ... pour ne nommer que ceux-là. Des centaines, des milliers d'heures à m'obstiner avec vous tous, autour d'une table à révolutionner notre monde à nous. Et croyez-moi, que même si je parle beaucoup, j'ai aussi beaucoup écouté, beaucoup apprit ... et celui ou celle qui prétendra que ceci n'est pas l'une des meilleures formations possible pour apprendre mon métier, devra se lever bien tôt. En terminant, j'ose espérer, malgré mes doutes, que le processus de sélection des candidats n'était pas de la poudre aux yeux et que mon statut de dernier finaliste reflète à tout le moins la valeur de ma candidature. Je me laisse un peu de temps pour démêler tout ça et voir ce que j'ai envie de faire, et s'il me reste l'énergie pour le faire, je vais prendre le temps de réfléchir à tout cela, loin de la politique, des rumeurs et des hypocrisies ...c'est-à-dire ... dans un gym, entouré d'athlètes, là où je me sens toujours bien ! D'ici là bonne chance à tous, à moi y compris ! |


