Les grands rendez-vous du basketball québécois (1ere partie)


Je ne tiens pas non plus à devenir analyste, mais j'aimerais par contre vous faire part de ma façon de voir les choses.

Universitaire Féminin

Malheureusement, cette année mes Citadins de l’UQAM en basketball féminin n'ont pas été de la grande finale québécoise, après deux années consécutives, où l’on avait échoué dans notre tentative de marquer notre jeune histoire sportive en s’inclinant lors du dernier match contre nos rivales du Rouge et Or. Cette année, malgré une saison en dents de scie, nous avions mérités la deuxième position au classement et de ce fait, la tenue de la demi-finale à la maison. Un grand avantage, en considérant que nous n'avions connue la défaite seulement que deux fois au Centre Sportif de l’UQAM en 2009-2010.

 

Une défaite difficile à avaler de 76-59 aux mains des Marlets de McGill. Il faut avouer que l’équipe de Ryan Thorne à eu notre numéro toute la saison avec 3-1 contre nous en saison régulière. Et leur performance en demi-finale, a tout simplement été impressionnante. Des pourcentages incroyables et une préparation de match quasi parfaite. Je tiens par contre à souligner l’effort de toutes les athlètes des Citadins, qui malgré le pointage et l’adversité, ont jouées chacune des minutes de ce match avec passion et désir de vaincre. C’est bien plus difficile de jouer dans ces conditions que dans un match serré de tous les instants. Les nombreux spectateurs présents, ont semblés aimer le spectacle. De notre part, les entraîneurs, à part faire l’autopsie de notre saison une fois la poussière de cette saison retombée, nous ne pouvions qu’assister à la suite de la saison universitaire, comme de simples amateurs intéressés.

 

Les filles de Laval avaient parfois semblées plus vulnérables cette année, mais elles ont tout de même connues une saison quasi parfaite avec le premier rang et seulement trois défaites. Le Rouge et Or de Laval a donc une fois de plus bien fait les choses, en défaisant, facilement, la formation de McGill en finale du Québec, pourtant les Marlets avaient de solides ambitions après leurs victoires convaincantes contre l’UQAM.

 

Le Parcours de nos rivaux de Québec lors du Championnat Canadien CIS a été tout autre, en terminant au 6e rang de la compétition et en encaissant une défaite par plus de 20 points lors de la finale consolation pour la 5e position de ce tournoi. Ce qui prouve une fois de plus, que la conquête du Championnat Canadien universitaire en Basketball féminin, voir même d’une simple médaille, n’est pas une tâche facile et on ne peut comparer les succès du Québec au niveau collégial AAA avec les performances de nos formations universitaires. En se rappelant, que malgré la belle qualité du jeu offert en coll.AAA d’un océan à l’autre, le Québec possède un avantage marqué en étant la seule province canadienne avec un système scolaire de niveau collégial.

 

Tout comme vous, je souhaite que nos résultats sur la scène nationale en basketball universitaire féminin soient plus représentatifs de la qualité de notre basket au Québec … je pense que c’est pour bientôt, et j’espère naturellement que ce soit avec les Citadins de l’UQAM que ça commence !!!

 

Universitaire Masculin

Du coté masculin … comment ne pas souligner l’exploit de nos Citadins de l’UQAM, avec en tête les quasi légendaires Olga et Nevio, qui même privé de l’un des meilleurs joueurs offensifs de la province ( Greg St-Amant ), retourneront aux Nationaux pour une deuxième fois de leur histoire, c’est-à-dire … en seulement 7 années d’existence sur le circuit provincial. Il y a beaucoup de travail derrière cet accomplissement de la part de l’équipe, des entraineurs mais également de la direction sportive de l’UQAM qui supporte de mieux en mieux l’excellence sportive Inter-universitaire au sein de l’institution Montréalaise.

 

Une demi-finale mouvementée contre Bishop au Centre sportif de l’UQAM, pour ma part, malgré certains gestes regrettables de part et d’autres, cela ne fait qu’ajouter à la passion et à la compétitivité de notre ligue. Tandis que dans l’autre demi-finale, McGill qui m’avait beaucoup impressionné cette saison, étaient privés de l’excellent meneur de jeu Olivier Bouchar … et après avoir bien défendu leur peau, ils se sont inclinés contre le Rouge et Or, qui eux saluaient le retour du très efficace Jean-François Beaulieu.

 

La finale opposait donc les deux rivaux de la 40 … ou de la 20, selon votre situation démographique. Et TOUTE une finale je vous l’assure ! Les deux équipes ont été spectaculaires.

 

J’adore Jack Jr et ses deux assistants Pascal Lehoux et Fred Giguère, qui sont des amis personnels mais surtout, qui sont tous les trois d’excellents coachs. Le Rouge et Or était bien préparé et leur performance collective était un vrai délice à regarder des deux cotés du terrain. Mais je me suis attardé davantage aux performances individuelles des deux formations. On ne peut sortir les philosophies primaires du coach que je suis, même lorsque je suis simple spectateur. Du coté de l’ULaval, JF Beaulieu, magistral dans ce match, était comme un fantôme revenant hanter les Citadins et le très intense et physique Jerome Routhier-Turcotte ont été les meilleurs. Ensuite, tous le monde connaît mon opinion favorable face aux petits joueurs, que ce soit féminin ou masculin … Je ne crois pas à la grandeur, mais plutôt à l’effort, au talent, aux qualités athlétiques bien-sûr, mais surtout à l’intelligence et au leadership …et encore plus quand on parle d’un meneur de jeu. Tout comme Élise Caron l’a fait, au niveau féminin, je pense que le petit magicien Bouchard ( McGill ) et le général Xavier Baribeau ( ULaval ) m’ont beaucoup aidé à appuyer et défendre ma théorie sur le sujet, face aux entraîneurs masculins qui ne croient pas en ce type d’athlètes. Malgré tout, je crois cependant que la surutilisation du petit meneur de jeu de Laval tout au long du match, à coûté très cher à la formation universitaire de la Capitale. Lui qui doit déployer plus d’effort durant le match que la plupart des autres athlètes avantagés sur le plan physique.

 

Du coté de l’UQAM, on ne peut pas passer à coté de la performance presque surréaliste en fin de match d’Adil El Makssoud qui a pratiquement volé la victoire directement des mains de Québec. Mais selon moi, c’est encore une fois mon joueur favori chez les Bleus qui a été a l’origine de cette victoire incroyable : Intensité-passion-acharnement = Olivier Hudon ! L’athlète originaire de Québec ( Limoilou ) a été de toutes les batailles durant le match, et ce peu importe le pointage. Il a littéralement trainé les espoirs de toute son équipe pendant les moments difficiles de cette finale. J’étais également très heureux pour le grand Mathieu Landry, qui joue un rôle de soutien dans la formation de l’UQAM depuis plusieurs années, et qui a connu son heure de gloire avec une courte mais très inspirée performance en deuxième demie !!!

 

Je serais a Carleton en fin de semaine pour supporter l’équipe Masculine de mon institution, en cherchant du coin de l’œil la solution qui permettra aux filles de l’UQAM de vivre la même chose bientôt.

 

Bonne lecture Jet7 !!!

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