Elise, Marist, Boston ... Burlington ! Tout un weekend de basket ! |
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Burlington, une petite ville du Vermont, à tout juste un peu plus de deux heures de Montréal ! Une petite ville qui abrite un programme sportif de basket un peu plus connu au Canada, autant chez les gars que chez filles, car leur proximité avec le Canada, les obligent a regarder davantage au Nord de la frontière. Les Catamounts compte d'ailleurs quatre joueuses en provenance du Canada, trois de l'Ontario, dont deux qui sont également membres de l'équipe Nationale. Les installations de UVM ne sont pas à la fine pointe, mais l'aspect vieillot mais tellement historique de leur Centre Sportif, témoigne de l'importance que le sport revêt pour les américains, à seulement quelques minutes de chez nous. J'ai même eu la chance de visiter les locaux des entraineurs, la salle de musculation des Catamounts, les différents plateaux sportifs, l'aréna reliée au Gymnase et bien-sûr le salon permanent des dignitaires, avec photos, promontoir, portrait de famille, articles de journaux, un hall tapissée d'histoire et de fierté collective. Et tout le plancher de cette grande pièce qui est couvert par un tapis aux couleurs des CATS .... wow ! C'est sûr que j'ai déjà vu cela aux Étas-Unis, j'ai même vu mieux à UConn, St-John, Syracuse, Tennessee, Florida ou North Carolina où j'ai eu la chance de voir ces installations qui relèvent davantage du monde professionnel que celui universitaire. J'ai vu des installations semblables et une fierté collective tangible à Marist College, dans une modeste ville universitaire comme Poughkeepsie. Mais le fait, que Vermont soit à quelques minutes de voiture de chez moi, m'a fait réaliser à quel point nous sommes loin de cet idéal sportif, où le sport d'excellence en milieu étudiant, est un service communautaire pour la population locale, un milieu où les directions académiques accordent un réel pouvoir à l'éducation et aux valeurs qui entourent toute la communauté sportive ... des athlètes aux étudiants !
Marist college avant ce tournoi était classé au 52e rang du classement NCAA , rarement à l'extérieur du TOP 50 depuis une décennie, les championnes incontestées du MAC depuis six ans, ( Metro Atlantic Conference ), ont connu une saison victorieuse ( 27-8 ) mais en dessous des attentes en 2009-2010. Élise s'était fait ravir son poste de partante au profit de Best pour la totalité de la dernière saison et l'équipe s'était fait déclassée en première ronde du NCAA tournament. Les classements pré-saison, tiennent compte également de la graduation des athlètes passés et du potentiel des recrues ayant joint l'équipe. C'est donc dire que la graduation de leur superstar Rachelle Fitz qui évolue au niveau professionnel maintenant, a laissée un grand vide chez les RedFoxes, du moins dans l'esprit des experts en NCAA. De plus, dans l'entre-saison, Élise a mit les bouchées doubles en entrainement, et elle a reprit son rôle de garde sur l'alignement partant en ce début de saison. C'est pourquoi, j'avais bien hâte de voir le résultat sur le terrain. Il y avait également Dartmouth College, classée au 137e ( Il y a 350 équipes en division I ), elles pensent avoir l'une des meilleures formations de leur histoire entre les mains pour la présente saison. D'ailleurs au moment d'écrire ces lignes, une semaine après le tournoi de Burlington, Dartmouth qui n'avait pas affronté Vermont durant le weekend dernier, vient tout juste d'infliger une autre défaite aux Catamonts ( 0-4 ) hier soir dans un match hors conférence. Car je dois avouer, qu'a son arrivé dans la NCAA, je me suis moi-même, souvent laissé berner par les statistiques personnelles, des stats, qui servent davantage à mousser une candidature pour des honneurs individuels ou pour promouvoir un athlète envers le niveau supérieur... et cela fonctionne très bien ! Il n'y a aucun doute, qu'Élise n'aurait pas eu la visibilité qu'elle a eu sans ses impressionnantes statistiques individuelles au niveau collégial AAA, et de toute façon sans ce genre de statistiques individuelles d'Élise, les Lynx n'auraient probablement pas été aussi dominantes à l'époque, et ce même si elle n'était pas seule du tout a offrir du jeu de grande qualité dans ces équipes. Mais en étant réaliste, comment croyez vous qu'une athlète de 5'5'' puisse avoir été considérée par l'un des meilleurs programmes de basketball féminin aux États-Unis, sans au préalable, avoir fait tourner des têtes au niveau de son jeu à l'attaque!? Ses 30 points par match, et ses pourcentages impressionnants, ont permit a quelques entraineurs NCAA de la regarder davantage, et ensuite de voir tout ce qu'elle pouvait faire, en accordant le fait qu'elle ne pourrait probablement pas faire 25-30 points par match versus les meilleures équipes en division I, son spectacle offensif a permit d'analyser son match de plus près, de voir ses habiletés en 1 vs 1, son contrôle de balle, sa vision du jeu, ses passes en mouvements ... et ensuite, de voir sa défensive, sa hargne et son implication physique, de voir plus loin que son 5'5'' ou des 20 lancers tentés par match et de remarquer que c'est une force de la nature au niveau de la condition physique et de sa force musculaire. Des qualités que Geno Auriemma ( Legendaire coach des Huskies de UCONN classée #1 en NCAA ) , des qualités que Kim Barnes ( St-John University TOP 25, two times NCAA coach of the year ) ou que Brian Giorgis ( Marist College TOP 50, 5 times MAAC coach of the year, et NCAA coach of the year 2008 ), ont vu chez elle, des qualités au-delà des points et des statistiques personnelles, qui pourtant a ce moment reflétaient presque la science-fiction. Des qualités que basket Canada, n'ont jamais analysées de la même façon que ces entraîneurs d'excellence reconnus aux États-Unis. En ce sens, ces coachs NCAA, avaient la conviction qu'un petit garde pouvant tout faire en dominant outrageusement ses adversaires dans son calibre au Canada, pourrait faire mieux que plusieurs autres, dans un rôle de meneur de jeu plus défini, et ce, même dans le niveau le plus relevé ! Plutôt que certains de nos penseurs à nous, ici au Québec ou ailleurs au pays, qui eux n'avaient que pour conclusion, que ce genre de joueur ne pourrait pas faire la même chose dans l'autre niveau .... et donc qu'elle ne pourrait pas réussir dans l'autre calibre !?! Bien que je persiste a croire qu'Élise pourrait très bien être une star offensive dans plusieurs autres équipes NCAA division I, c'est avec l'une des meilleures formations des Etats-Unis qu'elle a choisit de jouer un rôle important dans les succès de son équipe. Après cinq matchs ( 4-1 ) cette saison, ce petit garde québécois, domine sa conférence et la NCAA , ( comme en 2008 ), loin devant les autres gardes, dans la statistique qui revêt la plus grande importance pour un meneur de jeu d'une formation de premier plan. C'est-à-dire le Ratio Assist-Turnover prouvant son contrôle du jeu et par conséquent celui du match ! Et sans rien enlever aux autres athlètes canadiens en NCAA, Élise réalise cela en matchs hors-conférence versus des formations classées dans le TOP 25, 50 et 100 sur les 360 formations classées en NCAA première division. Mais ne vous y méprenez pas, je ne mène plus de combat pour Élise, ni contre qui que ce soit, elle n'a plus besoin de ça. En fait, elle a gagné plusieurs de ces batailles toute seule de toute façon. Mais si la reconnaissance de certains de ses accomplissements peut éclairer la route d'un autre athlète, ou seulement le pousser à persister malgré les barrières et les préjugés. Préjugés, qui viennent souvent a partir d'un jugement d'un entraîneur ou d'une philosophie collective qui parfois rende l'ouverture des nouvelles perspectives quasi impossible. Des jugements qui peuvent faire douter l'athlète de lui-même et la perception des autres face à ses accomplissements et performances. Mon message est clair .... dans le PICO BOOK il y a une règle très précise, que je vais observer durant toute ma carrière de coaching, peu importe le niveau que j'aurais la chance d'atteindre peut-être un jour. NE TOURNE JAMAIS LE DOS DANS UNE SÉLECTION, A L'ATHLÈTE QUI TRAVAILLE LE PLUS FORT, NE TOURNE JAMAIS LE DOS A L'ATHLÈTE QUI DÉMONTRE LE PLUS DE HARGNE, PEU IMPORTE SON NOM, SON STATUT, SA GRANDEUR OU L'ENDROIT D'OU IL VIENT ! Dans ce même book, j'y ai ajouté plusieurs autres choses que vous m'avez appris aux fils des ans .... On aura le temps de s'en rejaser ..... |



Commentaires
Continue et je suis fière de toi.
Ta cousine xxx
Léo et Manon
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