118-17 |
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Pourtant, 118-17 sont les chiffres que l'on doit retenir de la carrière d'Élise Caron en NCAA ! Ces chiffres représentent la carrière d'Élise Caron en sol américain, qui a pris fin avec une défaite crève-coeur contre l'Université de Duke. Elle sera reconnue au temple de la renommée de son université américaine, comme ayant fait partie de la plus victorieuse classe de recrue de l'histoire de Marist, mais également de sa conférence. Élise est le seul athlète québécois, homme ou femme, à avoir atteint le tournoi du mois de mars à chacune de ses saisons en NCAA. Peut-être que Joseph répétera l'exploit l'an prochain, mais pour l'instant seule Élise a réussi cet exploit peu banal. ( La candidature de la grande et formidable Kelly Shumacher, qui a joué une partie de son basket ici au Québec, au Collège John Abbott notamment, avant de joindre les rangs de UCONN ne peut être considérée, car elle est d'origine américaine ). Avec Élise, comme meneuse et capitaine de la formation, les RedFoxes de Marist College ont connu la meilleure saison de leur histoire avec une fiche de 31-3, elle a été la garde partante de chacune de ces rencontres (34) , tout comme elle l'avait fait à sa deuxième saison en NCAA (33 fois), avec plus de 26 minutes de temps de jeu en moyenne. Reconnue au sud de la frontière comme une joueuse à caractère défensif, Élise aura tout de même cumulé des statistiques offensives très intéressantes. En fait, elle est dans le TOP 5 de sa puissante formation, dans la presque totalité des colonnes statistiques comptabilisées en NCAA. En fait, Élise n'a pas été battue par Duke, les Blue Devils ont vaincu les Redfoxes de Marist. Le concept d'équipe étant très fort au Marist College, Élise n'aurait pas apprécié le titre de RDS. Considérée par plusieurs experts comme les aspirantes numéro #3 au titre de la NCAA cette saison, Duke a joué d'adresse, de sang-froid, mais, aussi de chance, pour venir à bout d'une équipe mieux préparée, qui semblait plus forte sur bien des aspects de la game, aux yeux des quelques amateurs réunis pour le l'occasion dans un petit salon de la Rive-Sud. Les experts d'ESPN eux, considéraient également le classement qui envoyait Marist au 10e rang de leur bracket, comme une erreur qui pourrait coûter bien cher aux équipes favorites placées sur le chemin de cette petite machine rouge que sont les Redfoxes. En sortant IOWA (7), une main dans le dos. Les filles de Brian Giorgis ( 5 fois entraîneur de l'année de la conférence MAAC ), étaient convaincues d'atteindre non pas seulement le sweet sixteen, mais bien le FINAL FOUR cette année. Leur performance précise et sans équivoque parlait pour elle-même, ce n'était pas que des paroles. Une malchance incroyable en première demie, alors en avant par 6 points, la meilleure marqueuse de Marist, le MAAC player of the year et nominée pour le All American Team - Erica Allanspack, se tort une cheville et doit oublier un retour dans ce match. Malgré cela, Élise comme leader, Marist a été devant pendant 37 des 40 minutes de jeu, devant par 11 points avec 4 minutes à faire, le upset était maintenant une question de temps. Mais une poussée irrésistible de 14 points des Diables Bleu, a fait fondre cette avance quasi insurmontable, pour reprendre les devants dans ce match où elles avaient tiré de l'arrière tout du long. Un soupçon de magie en fin de match, avec 55 sec à faire et de l'arrière par 5 points, notre Élise a réussi un lancer magique loin derrière l'arc de lancer extérieur pour redonner l'espoir aux 1000 partisans de Marist qui s'étaient déplacés en Caroline du Nord, entourée par les 5000 partisans de l'équipe locale. La réplique fut rapide et finale, les Blue Devils ont sauvé leur peau inextrémiste avec une victoire 71-66. La belle histoire des Foxes se termine, ainsi que la carrière d'Élise en NCAA, elle nous aura représenté fièrement, le Québec, ainsi que le Canada au grand complet ! Pour l'instant Élise est déçue, c'est une gagnante, la plus grande que j'ai connue ! Pendant quelques temps encore, elle cherchera tous les endroits dans le match où elle aurait pût, où elle aurait dût ... et elle en trouvera ... on en trouve toujours quand la victoire est une obsession. Mais bientôt également, à tête reposée, elle prendra le temps de faire le tour de sa carrière et elle n'aura d'autre choix que de se dire mission accomplie. Il te reste encore beaucoup à accomplir ma belle Élise, que ce soit dans le sport ou dans la vie, et comme tu as toujours fait, tu y arriveras, encore et encore !
Depuis toujours j'ai eu des rêves, depuis toujours j'ai eu des cauchemars ... -Élise Caron |


