Le profil idéal de la recrue...les intangibles et le reste !
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Voici l'adaptation d'un texte paru au site de ESPN/Hoopsgurlz qui positionne et commente les attentes des recruteurs. ( Voire ici ceux de la NCAA en majorité ). Qu'ils soient Américains ou Canadiens, de niveaux collégial ou universitaire, les points de vue exprimés nous ont apparus intéressants. Et préparont comme à l'habitude une piste de réflexion qui paraîtra dans mon prochain blogue. J'ai inclus dans le texte des pistes de réflexions typiquement québécoises, mais souvent nos réalités rejoignent quand même à quelques différences près, ceux des gros marchés Nord-Américains, comme les États-Unis, l'Ontario ou l'Ouest du Canada.
Tout en restant le plus fidèle au texte et à la ligne de pensée de l'article du site américain, voici une autre adaptation qui est le fruit du travail de l'équipe de Hoopgurlz, mais également de l'un de mes amis, coach à la retraite qui voue toujours une passion sans borne au basketball féminin dans son ensemble et qui me lance souvent sur des avenues que l'on n'ose pas toujours prendre. Bonne lecture!
(Les ajouts ou pistes de réflexions sur notre communauté sont en gras/italique)
Vous pensez être ce type de joueuse particulière ou au style et habiletés uniques et vous êtes préoccupée que de ce fait, vous puissiez passer à coté d’une chance de vous faire remarquer, vous êtes certaines de représenter un intérêt lors d’un recrutement quelconque, mais cela vous inquiètes de ne pas savoir ce qu’ils ( recruteurs ) recherchent en priorité !?
Rassurez-vous. Nous avons rencontré en sessions de discussion des coachs et recruteurs collégiaux/universitaires dans le but de décrypter leurs critères de sélection – en bref, nous tentons d’identifier le profil de la prospecte idéale, sans tenir compte des besoins spécifiques d’une formation, qu’ils soient actuels ou futurs et sans égard à l’année de promotion. Le consensus émanant de la première session de discussions sur les huit (8) tenues est évident :

IL N’Y A TOUT SIMPLEMENT PAS DE CONSENSUS …. Et c’est aussi bien ainsi !
Essentiellement, voici quelques indices sur les critères généraux identifiés par au-delà de 20 consultations menées auprès de coachs collégiaux :
• Joueuse athlétique, capable d’évoluer à plusieurs positions. • Post : physique imposant, agile et possédant les habiletés et aptitudes requises. • Guard : grande de 6 pieds et +, élancée et rapide. • Wing : grande de 6’ 2’’ et plus, élancée, capable d’attaquer le panier en 1 vs 1. • Athlète talentueuse qui présente de bonnes performances académiques. • Athlète qui possède le niveau de motivation que nécessite l’excellence sportive. • Guard : grande, capable de lancer. • Guard : pas d’importance sur la grandeur, mais qui doit posséder des talents évidents de contrôleuse de jeu et de leadership. • Guard : Athlétique, élancée et possédant une intelligence de jeu supérieur.
Comme vous pouvez le voir, cette liste montre que les préoccupations sont principalement dirigées vers le recrutement de la position Guard. Les requis pour bien s’acquitter de ce type de rôle sont de plus en plus élevés. En effet, le rôle de Point Guard impose de non seulement pouvoir s’assurer de l’exécution des jeux offensifs, mais aussi de posséder l’habileté pour réussir des jeux ou élans personnels, de posséder des talents de leader naturel tout en étant capable de montrer l’exemple…aux dires des coachs collégiaux rencontrés.
La point guard idéale, de l’avis d’un éminent assistant-coach, ‘’possède tout ces caractéristiques – Possède une vision du jeu exceptionnelle, est une excellente passeuse, est capable de diriger le jeu vocalement, est rapide et athlétique – elle peut percer une défensive et prendre avantage sur son adversaire, elle peut réussir les lancers de trois points, attaquer le panier, faire paraître meilleures ses coéquipières tout en possédant une bonne stature physique et en possédant une solidité mentale et physique.
Plusieurs coachs sont d’avis qu’une joueuse qui possède ce niveau de talent est rare.
"Les meneuses de jeu ou les 'jeunes adéquatement développées' sont de plus en plus difficiles à dénicher parce qu’elles ne s’investissent plus au développement de leurs habiletés personnelles en acceptant de travailler sur de bonnes fondations, disent-ils. "Elles ne font que participer à de nombreux tournois."
*Que ce soit ici au Québec ou dans l’article de Hoopgurlz. Certains coachs ont déploré la tendance à redéfinir ce qui normalement devrait être une joueuse devant évoluer à l’intérieur de clé; la tendance actuelle les amène à éviter le jeu contact et valorise le lancer de l’extérieur. C’est comme si tous les posts voulaient être des gardes et que les coachs dirigent tous les joueuses de plus de 6 pieds à jouer de l’extérieur a commenté un des coachs. En vérité, dans la WNBA, toutes les attaquantes (forwards) mesurent 6-1 ou 6-2.
Mais la WNBA demeure une ligue professionnelle et on ne peut en toute logique tenir compte à chaque fois de ces critères bien précis, sinon entre-temps on passe a coté de plusieurs filles qui ne possèdent pas le profil idéal, mais qui aideraient grandement au développement du basket autour d'elles, grâce notamment aux qualités intangibles du sport. Qui sortent un peu des critères pré-établis. Si c'est vrai à cette échelle, ce doit être également à plus petite échelle aussi ..... Pensez-y, à force de chercher trop précisément le profil idéal depuis quelques années, on a un peu oublié les autres aussi ... à force de chercher trop précisément les qualités tangibles du sport basketball, on a complètement oublié les aspects et qualités intangibles d'un athlète tout court !
Plusieurs ont aussi déploré la détérioration des habiletés de lancer des jeunes. "Le jeu devenant de plus en plus physique, ne pas être capable de lancer vous rend facile à défendre," de commenter un des coachs.
*Mais encore une fois, permettez-moi la réflexion suivante, en accordant autant d'importance aux physiques, aux grandeurs, ... ces filles-là, ciblés en très bas âge sont tellement dominantes, par leur seule présence ou leurs seules qualités athlétiques, que même en le voulant, elles n'ont plus besoin des autres aspects techniques du jeu, des autres habiletés de jeu ou même parfois de ces fameux intangibles dont je vous parle très souvent ....
*Ce que je déplore, ce n'est pas de repérer ou d'encourager le développement de ses athlètes dotés d'attribut physique au dessus de la moyenne, ce que je déplore, c'est que l'on a complètement oublié le développement des autres athlètes féminin au passage .... On ne développe presque plus les athlètes moins bien nantis, moins « potentiels », on ne remarque presque plus celles qui n'ont pas « le profil idéale», et cette mise de côté , volontaire ou pas, a pour conséquence de décourager inconsciemment ces athlètes étiquetés dans la moyenne. Ce sont ces filles, qui doivent poussées et compétitionner contre nos meilleures, contre nos joyaux, leur développement est d'une grande importance également. Certaines conséquences sont facilement imputables à cette stratégie. De ce fait de ne plus être en mesure d'offrir localement une opposition valable a ces filles-là, plus grandes, plus rapides, plus physiques ...et cela ... déjà en très bas âge, peut nuire à leur développement. Nous n'avons PAS assez de « ces filles-là » au Québec, pour placer de coté, même involontairement ou logiquement, les autres athlètes, qui souvent sont celles qui à cause d'une résilience naturelle, ont davantage la main mise, sur les multiples talents intangibles que les « gifted athletes » auraient besoin d'apprendre et de côtoyer pour continuer de progresser. Ce sont des choix que nous avons fait, au Québec, au Canada ... Des choix qui sont d'une logique très respectable, et les gens qui orientent ces décisions, qui peaufinent les stratégies de développement, ne le font pas sur un coup de tête. Il est facile d'analyser et d'extrapoler après-coup les conséquences de ces décisions, mais je pense qu'émettre des pistes de réflexions, et y réfléchir ensemble, est un bon départ pour cibler des orientations nouvelles et des ajustements possibles pour le développement continuel de notre sport dans l'excellence.
Nous avons demandé à nos participants de mettre de côté leurs besoins et le statut actuel de leur programme, mais il était évident qu’ils n’y arrivaient pas. Comme un coach nous le faisait remarquer, "La meilleure joueuse évoluant dans un système de jeu non adapté à ses qualifications n’apportera aucun résultat." Donc, d’évidence, le recrutement est basé sur des besoins spécifiques et circonstanciels – et ces aspects sont variables selon les programmes tout comme peuvent l’être vos préférences personnelles face à un buffet.
Bien qu’il n’y ait pas de type spécifique de joueuse dont la majorité des coachs rêve, il y a certaines tendances en ce qui a trait aux qualités recherchées. Il n’y a pas si longtemps, les athlètes exceptionnelles étaient populaires, mais aujourd’hui ils veulent plus que cela. Ils veulent de la détermination et du focus. Aux États-Unis les intangibles ont repris le dessus, après quelques années à cibler uniquement l’athlétisme.
"Le talent joue pour une grosse part, mais nous nous efforçons toujours de trouver cette jeune qui possède cette aptitude innée de se responsabiliser face à son développement personnel, " de mentionner un des coachs. "Et c’est ce que je désirais par-dessus tout – quelqu’un qui désire vraiment être bon – pas seulement en parole, mais en action. C’est une jeune qui ne se contente pas du statu quo. Elle possède une vision de son future. La présente génération aime se faire dire quoi faire. ...
Il y a quatre ou cinq ans, il y avait plus de jeunes qui comprenaient cet aspect de responsabilité personnelle. Il s’agissait alors d'identifier le talent, car les jeunes étaient beaucoup plus autodisciplinées. La technologie et l’attention médiatique ont grandement changé les jeunes. Les jeunes ne s’investissent plus autant dans les gyms tous les jours. Ils ont besoin de leurs Facebook et de leur Twitter, et elles s’informent de ce que les médias racontent à leur sujet. Ce n’était pas comme ça. On dirait qu’il n’y a plus de désir de s’investir sur une base assidue dans le travail acharné, se responsabilisant tout en permettant à la progression naturelle de se manifester."
Un autre coach mentionnait: "C’est définitivement différent d’il y a quatre ou cinq ans. Vous pouviez arriver à gagner qu’avec un seul aspect, tels un bon lancer ou de l’athlétisme. Maintenant, vous devez penser tout en jouant. Vous ne pouvez pas gagner en niveaux de compétition supérieurs en n’utilisant qu’une seule arme."
Un entraineur-chef d’un Mid-Major liste ainsi ses priorités, par importance: l’athlétisme, les habiletés, le sens du jeu. Dans le passé, il pouvait sélectionner en ne considérant que deux de ces aspects pourvu que l’un d’eux ait été l’athlétisme. Aujourd’hui, il se contentera de deux critères, d’avoir le trio serait comme trouver le Saint Graal.
Un autre coach définissait sa recrue comme "une joueuse capable de démontrer sa différence, tant sur le terrain qu’à l’extérieur." Une telle joueuse pourra produire offensivement en créant des opportunités pour ses coéquipières, d’être un facteur de recrutement naturel parce que les autres veulent jouer avec elle, et elle valorise la vie collégiale ou universitaire et sa culture.
Un autre coach lui considère plusieurs facteurs et se pose la question sur sa propre liste de priorités, dépendant de la position à combler, entre ; L’athlétisme, la grandeur, le talent, les habiletés, le sens du jeu, l’académique ou les intangibles*.
Dans notre prochain article, les coachs se prononcent plus spécifiquement en regard de leurs préférences entre les attributs physiques, les habiletés et les facteurs intangibles. Pour l’instant, il nous semble qu’un entraineur adjoint évoluant dans l’Est ait réussit à synthétiser les sentiments généraux exprimés sur ce sujet de la recrue idéale.
"Cinq Maya Moores," disait-elle, en se référant à la triple gagnante, pour Connecticut, du trophée Wade. "Une jeune exceptionnelle qui réussit remarquablement académiquement, qui est passionnée pour tout ce qu’elle entreprend. Elles le feraient toujours ainsi. Une jeune comme Maya Moore – une joueuse spéciale présentant de superbes résultats académiques. Ce genre de joueuse ne se présente qu’aux intervalles de 7 à 8 ans."
* Intangibles ; Cœur, passion, dévouement, leadership, résilience, intensité, acharnement, ……. Et bien d’autres mots intangibles qui définissent cette qualité pour laquelle, je peine à faire accepter comme un attribut aussi important que la grandeur, l’athlétisme, le talent ou les habiletés.
Une entrevue pour ESPN HoopGurlz impliquant Lisa Bodine, Chris Hansen, Kara Howe, Mark Lewis, Glenn Nelson et Kelvin Powell.
Tags: ESPN , HoopGurlz
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Quelle est la valeur de leurs rêves ?
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Je fais tellement de basket ces temps-ci, sans même être dans le gym ou si peu, un horaire de vacances remplit, de préparation, de planifications, de projections, de négociations, et d'organisations, que j'ai à peine le temps de voir passer les choses, de voir passer la vie. Certains diront que c'est mon malheur, et ils ont raison. Mais c'est ma vie, comme je la fais pour le moment. Toutefois au travers de ce brouhaha, certaines situations ou évènements se présentent, un coup de fil ou un courriel, qui me pousse à faire un arrêt sur l'image et à me souvenir. À me rappeler les gens que j'ai côtoyés, ceux qui m'ont fait grandir, ceux qui m'ont poussé plus haut, plus loin, et même ceux qui m'ont tassé dans un coin.
Ce matin, avec l'annonce de l'obtention de la bourse Pat Burns par Dianna Ross, j'ai eu envie d'écrire sur elle, ensuite le texto d'Élise qui m'annonçait qu'elle serait aux sélections de Team Canada ... j'ai eu envie d'écrire sur elle aussi, un coup de fil de mon ami Pec et j'ai eu envie d'écrire sur les équipes du Québec, sur le développement de l'élite, de sa vision et de la mienne qui se ressemble étrangement, ect ... Des discussions jusqu'aux petites heures du matin avec une gang de mordus de ce jeu qui me nourrisse de nouvelles idées pour mon blog. Il y a aussi le retour de tous ces joueurs originaires du Québec, qui reviennent jouer CIS après un essai infructueux dans la NCAA, mais qui choisissent de le faire ailleurs qu'ici !? Je vous l'assure, j'ai la tête pleine de basket, mais surtout pleine de souvenirs, et ces souvenirs remplissent mon coeur de souhaits.
Le souhait de me souvenir assez pour ne pas faire les mêmes erreurs que j'ai déjà faites, le souhait de voir mes rêves s'accomplir et surtout le souhait d'aider les gens qui m'entourent à réaliser les leurs. Quel rêve y a t'il de plus grand, que celui d'aider les autres à réaliser les leurs ? Je vous le demande ...

L'histoire de Dianna est à la base de ce texte, mais je parlerai très peu d'elle. Son histoire reflète la beauté de la vie à travers le sport, son histoire reflète la beauté des relations entre les entraineurs et leurs athlètes. Son histoire révèle la magie derrière une touche de balle, une victoire ou un beau jeu défensif. J'ai eu la chance de travailler avec Dianna, une année ... une saison seulement, et sans le cacher elle sera très difficile à remplacer non pas sur le terrain, ni même en dehors, mais dans mon coeur. Imaginez-vous la place qu'elle peut prendre dans le coeur de Guillaume qui la côtoie depuis plus longtemps que moi. Mais surtout la place qu'elle prendra toujours dans ceux des intervenants de St-Laurent. Voilà tout l'étendu du travail de Dan Lacasse, bon an, mal an ... des bons coups au moins bons, derrière les victoires parfois trop facilement acquises, la véritable raison d'être et l'immensité du travail de ces gens-là, ce cache derrière une histoire comme celle de Dianna, et bien d'autres avant et après elle.
Moi je n'ai eu que l'honneur d'aider au peaufinage de cette réussite, un mérite qui revient d'abord et avant tout à Dianna, sa famille,et ensuite aux gens qui l'ont véritablement aidé.
Il y a d'autres Dan Lacasse au Québec, d'autres Xavier, Marc-André, Martin Dusseault, Michel Blanchette, Monique ou Yannick Mercier au Québec, je suis désolé de ne pas vous connaitre tous et de ne pas tous vous nommer. Car derrière cette histoire, il s'en cache des centaines d'autres. Je le sais bien !
Je viens de Grand-Mère, ne l'oubliez pas, ce n'est peut-être pas Montréal-Nord ou Hochelaga-Maisonneuve, mais c'est suffisant pour reconnaitre le travail des autres et pour savoir la chance de certains comparativement à d'autres.
En arrivant ici, sur la Rive-Sud, il y a sept ans ... J'ai travaillé davantage avec des athlètes qui avaient eu des "chances" , des opportunités, qui n'étaient pas monnaie courante dans mon village où les riches de là-bas seraient probablement les moins bien nantis dans certaines sphères sportives d'ici.
Pourtant ce sont de vraies gens, avec des réalités différentes, mais surtout ce sont des athlètes, des jeunes avec des rêves qui sont souvent les mêmes que l'on soit riche ou pauvre.
L'histoire de Dianna, et les souvenirs qu'elle fait resurgirent, m'ont donné l'idée d'un texte. D'un texte traçant un parallèle entre les rêves, entre les choix que nous faisons selon qui nous sommes et qui nous voulons être. Je n'ai pas la prétention de parler de la vie, je parle ici de sports et de rêves d'enfants.
J'ai envie d'écrire une lettre aux parents, aux parents qui ont la chance d'avoir les moyens de supporter leurs enfants-athlète, les moyens financiers et logistiques, mais également la santé pour le faire. Par la suite, je vous laisse en écrire une aux parents qui n'ont pas ces mêmes moyens.

Bonjour Monsieur, Madame,
J'aimerais vous dire quelques mots à propos de votre enfant.
Premièrement, j'aimerais vous dire que votre enfant est chanceux d'avoir une famille comme la sienne, une famille proche, équilibrée et surtout pleine d'amour les uns pour les autres. Il est chanceux d'avoir les opportunités qu'il a depuis quelques années déjà, en ce qui concerne son sport, son développement et les expériences enrichissantes qu'il peut vivre à travers tout ça.
Il ou elle, est choyé d'avoir un talent et un potentiel au dessus de la moyenne, que ce soit au basket de même qu'à l'école. Il ou elle est privilégiée d'avoir accès à un développement spécifique et axé sur lui-même. Encadrer par des parents qui ont à coeur les intérêts de leur enfant.
Et malgré tout cela, rien ... rien ne garantit qu'il ou elle jouera encore au basketball dans 2,3,4 ou 5 ans, rien ne garantit que votre enfant atteigne ses objectifs ou ses rêves de jeunesse.
Cela nous pousse seulement à croire que si il choisit de s'investir dans cette voie, qu'il aura plus de chances d'y arriver, voilà tout.
Il n'y a que deux sortes de rêveurs dans le monde du sport d'excellence, il y a ceux qui auront toujours le choix de rêver d'autres choses, et il y a ceux qui n'ont pas le choix de réussir. Pourtant, à la base ce sont les mêmes rêves, les mêmes objectifs et je peux vous jurer qu'ils ont tous la même importance dans la tête d'un enfant de 12,13 ou même 15 ans !
Parfois, on peut croire que c'est les rêves grandissent avec les opportunités, avec les chances que nous avons, et c'est surement vrai, mais à travers toute cette chance, toutes ces opportunités, il faut considérer également le fait, que votre enfant a aussi la chance d'avoir le choix ... un choix que plusieurs n'ont pas que ce soit au Québec ou même davantage aux États-Unis. Des situations qui transforment les rêves, en objectifs et où certains athlètes y voient une porte de sortie un accès aux études et à des expériences nouvelles qu'elles n'auraient pas la chance de vivre sans leurs talents, leur potentiel, mais surtout sans l'investissement en temps, en effort et en attentes versus leur ascension et leurs réussites sportives. C'est un choix que votre enfant aura toujours au bout de ses doigts, à portée de main et qui influencera les efforts et l'engagement qu'il prendra envers ses propres rêves de petites filles ou de petits garçons.
Tôt ou tard, ces enfants grandiront et la valeur de leurs rêves de jeunesse aura soit diminuer ou augmenter, mais une chose est sûr elle ne sera pas la même que présentement. Dans l'immédiat, en bas âge, nous travaillons avec des rêves, des illusions, nous travaillons par admiration et par des modèles, bientôt par contre, ce sera le temps du travail par acharnement, par passion et conviction de le vouloir et d'y arriver.
C'est pourquoi il est important de les laisser vieillir à leur rythme, de les laisser maturer leurs rêves. De réduire les sources de pression autour d'eux, à l'exception de leur entourage sportif et d'eux-mêmes bien entendue. L'éducation étant votre plus large part, laissez votre empreinte sur les valeurs importantes que vous voulez lui enseigner. En laissant le sport aussi souvent de côté que possible. Car il ne reste plus beaucoup de temps où ils pourront, et où vous pourrez également vous satisfaire du seul fait qu'il ou elle vit des choses extraordinaires, et des opportunités tout aussi incroyables à travers un sport qu'il ou elle a choisi comme moteur de ses rêves et de ses illusions.
Ces enfants doivent réussir à conserver des moments de purs amusements, afin de maximiser les moments où ils auront de la pression supplémentaire orientée vers une forme de réussite. Sinon, nous tomberons dans un "no where zone" où nous tenterons de se "pitcher" d'un côté ou l'autre de la balance en tentant de réparer les erreurs que nous aurons fait avant, au nom de leurs rêves à eux.
Bien assez vite, reviendra le temps où une sélection sera aussi importante pour le père autant que l'athlète, ou la déception sportive affectera autant la mère que l'enfant, bien assez vite viendra le temps où un match de basket, sera comme un match de séries du Canadien de Montréal et où les émotions parleront à la place de notre tête, que ce soit normal ou pas, malsain ou pas. Bien assez vite le temps viendra où la place que prendra votre enfant se fera au détriment d'un autre jeune que vous aurez vu grandir ... ou peut-être tout simplement ce sera l'inverse. Ce sont des banques d'émotions qu'il faut conserver pour mieux les gérer au moment venu.
En terminant, je me rends compte de plus en plus à quel point Élise Caron, a été véritablement chanceuse d'être entouré de la façon dont elle l'a été, avec des parents autant du coté de son père, que de sa mère, qui bons ou mauvais matchs, réussites ou échecs, l'approche était toujours la même. Il n'y avait que deux personnes qui poussaient et mettaient de la pression sur Élise Caron pour la faire progresser et protéger ses rêves, il y avait moi, mais bien plus exigeant encore, il y avait elle-même ! Aucun enseignement, éducation, opportunité ou chance, ne peut influencer cela, mais seulement la valeur que l'athlète accordera à ses rêves.
Tout ça, si fragile que tout a failli s'effondrer, une fois, deux ... !? Par ma faute possiblement, ou parfois la sienne, mais elle y est arrivé. On parle ici de 0.1% des athlètes que j'ai entrainés. Les autres n'ont pas tous atteint leurs rêves de jeunesse. Pourtant, ne pas réussir, ne veut pas dire échouer. J'ai toujours tenté de rester dans cette voie, mais je m'y suis parfois écarté.
Je connaissais la valeur des rêves d'Élise, cela n'avait rien à voir avec son milieu, ou les opportunités qu'elle a ou qu'elle n'a pas eu. Car tout devenait un prétexte pour réussir. Quelle était la valeur des rêves de Diana ? Cette bourse en était assurément une partie, ainsi que toute l'aide reçu dans sa vie, autour de son sport qui est probablement une autre part ...de ses rêves de jeunesse qui se sont vite transformés en objectif de vie.
Chaque histoire en cache une autre, pour chaque réussite il y a eu beaucoup plus d'échecs, le plus important c'est de comprendre pourquoi nous sommes là, à titre d'entraineurs, d'intervenants et d'observateurs privilégiés de leurs quêtes de réussite, et pour les athlètes le plus importants c'est d'y croire, c'est tout !
Vous verrez que la lettre adressée à un parent moins fortuné ou qui n'a pas les mêmes moyens ne sera pas bien différente. Les rêves et le désir de voir votre enfant réussir seront toujours présents. Seulement les choix et les conséquences seront différents. Mais rappelez-vous que ne pas tout réussir, ne veut pas nécessairement dire échouer ...
Félicitations à ma belle Dianna et bonne chance à ma petite Élise ... parfois un vrai rêveur ne cesse jamais de rêver !
Tags: Daniel Lacasse , Danny Vincent , Diana Ros , Élise Caron , Pat Burns , Yannick Mercier
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Mon printemps, mon été, mon basket !
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Voici un nouveau blogue dont je suis fier, et pourtant la majeure partie du texte ne vient pas de moi, mais il rejoint parfaitement l'idéologie et mes façons de faire depuis des années.
Cela fait plus d'un an que je prépare un texte sur l'entraînement hors saison, ainsi que la production d'un deuxième DVD portant sur le même thème que le premier, Jet7basket présente Danny Vincent, pour améliorer nos connaissances et faire la promotion des vertus du travail individuel supervisé ( à condition qu'il soit fait de la bonne façon bien sûr ). Mais le temps me manquait, ou plutôt devrais-je dire aussi les mots, les bons mots qui sont de plus en plus importants dans notre Québec de plus en plus en plus susceptible.
Ces dernières années, avec la recrudescence de programmes AAU, civils, espoirs régionaux et provinciaux, des camps de jour, des camps de perfectionnement, des concentrations ou des sports-études basket ... il devient presque impossible d'y voir clair. Venant avec, la multitude d'entraîneurs motivés par des objectifs de développement, de perfectionnement et de victoires pour leur programme et leurs intérêts plus personnels, comment s'assurer de ne pas se tirer dans le pied nous-mêmes ? Plusieurs étant sûrs d'offrir le meilleur pour les athlètes qu'ils encadreront ... Cependant, on ne peut pas dire que le basket dort au Québec, et c'est une bonne nouvelle. Même s'il est facile de s'y perdre, nous-mêmes, et encore davantage pour les athlètes et les parents qui les accompagnent, c'est notre devoir de mieux s'informer sur ce qui nous est offert.
Je crois qu'on ne peut s'improviser spécialiste du développement, agent de joueur, promoteur ou même entraîneur en deux temps, trois mouvements. Je suis par contre conscient qu'il doit y avoir un début à tout, mais nous y gagnerions à porter plus attention à ce qui se fait "ailleurs" chez-nous ! Avant de vouloir y jouer un rôle majeur seulement parce que nous avons vu une clinique et deux ou trois DVD intéressants sur le sujet. Je ne suis pas contre une certaine forme d'uniformalisation de nos méthodes d'entraînement, comme le prône nos fédérations, mais je suis surtout pour la recherche d'une identité plus définie de notre basket québécois, en nous servant prioritairement, de toute la diversité qui caractérise notre peuple et notre culture. En nous servant de qui nous sommes ! Pour ce faire, nous devons nous intéresser à ce qui fait de bien ici depuis des années, mais qui n'est pas assez reconnu, pour ensuite garder une grande ouverture sur ce qui se fait ailleurs aussi ?
Présentement notre basket, québécois, canadien, nord-américain avec une orientation Européenne, axée en saison morte sur le modèle des équipes AAU américaines, mais également teintées d'une diversité culturelle autant dans la composition de nos athlètes, de nos entraîneurs et nos dirigeants à depuis des années, un peu de mal à se définir. Pourtant, toute cette diversité devrait être une force pour nous, si nous accordions plus d'importance à ce que nous sommes.
J'aimerais que le texte suivant démystifie le syndrome que nous avons face aux fameux "travels teams" américains. En comprenant bien, que la plupart des AAU américains ne font que 2 ou 3 tournois durant la saison estivale, qu'ils ne sont pas pour la majorité des "pick-up" de fortunes, composés de joueurs vedettes, mais bien des formations structurées, qui s'entraînent ensemble pendant plusieurs semaines afin de préparer la saison estivale.

Pour l'un Matt Howard ( Butler ), n'a jamais participé à un travel team, ou une équipe AAU de sa jeune carrière, et pourtant phénoménale, préférant axer son développement sur lui-même et ses habiletés individuelles.

Pour l'autre, Élise Caron, n'a eu besoin que d'un seul été avec SunYouth, à l'âge de 19 ans, pour être remarquée par des dizaines d'universités américaines, qui pour certaines s'intéressaient déjà à elle, de par ses performances ici au Canada. Sur mon blogue, je vous présentes donc, un texte de Kristi Kingma, joueuse NCAA de troisième année, son texte traduit de l'anglais et du site hoopgurlz.com, qui vient rejoindre à la virgule près ma ligne de pensée en ce qui concerne de développement de l'élite en basketball. Je remercie mon bon ami qui m'en a proposé la lecture hier matin, lui est toujours sur la bonne page, et j'ai immédiatement décidé de vous le partager. Bonne lecture !
Hoopgurlz, Spring workout discussion with Kristi Kingma, NCAA
Les séances d'entraînement de printemps sont un mal nécessaire. La saison se termine. Nous avons droit à quelques semaines de congé pour se reposer nos jambes et obtenir un regain d'énergie pour la saison prochaine et ensuite, tout est à recommencer. Les huit mois de la saison, les matchs, les émotions vécues, positives ou négatives. Il serait si facile de prendre un plus long congé et je sens parfois mon niveau de motivation m'abandonner. Le temps commence à être vraiment agréable ici. Lake Washington se réchauffe pour la saison nautique. Les jeux et partys extérieurs recommencent et des feux de joie sur la plage sont fréquents.

Après une saison longue et fatigante, le printemps semble être le moment idéal pour se détendre. Mais c'est pourquoi, ils disent que les parties de décembre sont gagnées en juillet, ou dans ce cas, mai, juin. Les séances d'entraînement de printemps, et les efforts, que vous choisissez de travailler à l'intersaison, définissent votre éthique de travail et permet de prévoir comment vous allez être en mesure de vous améliorer pour la saison suivante.
Depuis l'arrivée d'un nouvel entraîneur, notre incitation au travail est plus insistante et beaucoup plus apparente que la normale. C'est aussi notre chance de faire une bonne première impression et de démontrer nos habiletés. Il permet à nos entraîneurs d'avoir la chance de voir ce que sont nos forces et nos faiblesses, et d'évaluer les compétences dont nous avons besoin de travailler, pour mieux s'intégrer dans le nouveau système. Les statistiques de la dernière saison sont chose du passé, et tout le monde aura une chance de se reprendre et de redéfinir leur rôle.
Passer plus de temps dans la salle de musculation, nous avons tous la chance de devenir plus fort, le travail sur la guérison des blessures que nous avons et le devoir que nous avons de nous garder en bonne forme. Nous travaillons sur la vitesse des pieds, l'accélération, l'agilité et la coordination. Toutes ces choses devraient aider à transformer mes coéquipiers et moi, devenir de meilleurs athlètes et joueurs de basket-ball. Mais, pour moi, ce n'est même pas la partie la plus importante de l'entraînement de printemps.
Encore plus important que de faire une bonne impression, plus important que de devenir de plus en plus vite et plus fort, je crois que l'entraînement de printemps est essentiel pour former les habitudes de travail pour le reste de la saison. Tout le monde peut travailler dur pendant la saison, c'est GAME TIME et pour plusieurs tout se passe là ! Il y a une incitation et une conséquence directe à vos efforts. Au printemps, cependant, ce n'est pas tout le monde qui décide d'aller courir le mile supplémentaire...
Au printemps, le développement des compétences a lieu et c'est le moment où les joueurs les plus courageux travaillent sur leurs compétences individuelles. La salle de gym est ouverte et les séances de shooting supplémentaires deviennent une priorité. Et ce sont ces habitudes et ces mêmes priorités qui seront payantes pendant l'été. Choisir de mettre un effort supplémentaire sur le dernier drill, après une longue semaine de séances d'entraînement du printemps constitue une habitude qui ressemble plus aux pratiques de la saison régulière lorsque ce même joueur sera la personne qui ne manque aucune ligne dans nos séances de sprints intensives. Pour moi, le printemps peut vous aider à développer une attitude face à la compétitivité, la motivation et la détermination que vous porterez sur vous pendant l'été et jusqu'à la saison prochaine. Non seulement il forme ces habitudes, mais l'attitude des séances d'entraînement de printemps permettent aux joueurs de travailler sur les habitudes de basket-connexes, comme suivre sa balle après un lancer, garder toujours un bon shooting forme, ou à garder la tête hors des dribles. Ces habitudes perfectionnées et construites au printemps définiront les joueurs pour le reste de l'année.
Personnellement, mes séances d'entraînement printanier se traduisent par un mélange de conditionnement, de musculation, et de séances d'entraînement individuelles. Open gym avec ou sans coach et de l'extra gym de mon propre chef. Comme la plupart des joueurs NCAA, ce sont nos premières obligations. Le temps de gymnase supplémentaire est la seule chose que je dois choisir de le faire moi-même. Comme je l'ai mentionné plus tôt, je n'ai pas forcément passé quelques heures supplémentaires dans le gymnase au printemps juste pour améliorer mon jeu ou pour montrer aux autres que je suis là. Il s'agit d'un bonus et je ne veux manquer aucune chance que j'ai pour m'améliorer, le hors saison, l'été, sont des temps importants dans le calendrier d'un athlète d'excellence, c'est pourquoi j'ajoute à ce délai plus qu'à l'habitude avec l'entraînement de printemps.
Depuis que j'ai terminé ma dernière année du secondaire, j'ai été au gym lever des poids et tout. Peu importe si c'est le printemps, l'été, ou pendant la saison, en passant un de deux à trois heures de plus dans le gymnase de mon propre chef par semaine, j'ai pris une habitude qui est restée collée à moi. J'ai été en mesure de développer une attitude que, bien que je ne serai jamais la plus athlétique, ni la plus grande ou la plus haute sur le terrain, je vais être celle qui travaille le plus fort et qui aura la plus grande constance. Avec tout ce surtemps, et par les séances d'entraînement de printemps, même si cela a pris un peu de temps, j'ai fini par voir une amélioration en ce qui importe le plus au cours de la saison. C'est pourquoi quand le temps de jeu est sur la ligne, ou quand j'ai le ballon dans mes mains avec une chance de faire un coup gagnant, je sais qu'il n'y a rien de plus que j'aurais pu faire, pour me mettre dans une meilleure position pour réussir, pour moi et pour mon équipe.
Kristi Kingma en sera à sa troisième saison pour l'équipe de basketball de l'Université de Washington. Étudiante en communication à l'UW. Elle a reçu une mention honorable pour la conférence Pac-10, en étant choisit sur le l'équipe d'étoiles des recrues en 2009 et a été sélectionnée All-Defensive player de la conférence à sa deuxième année. Elle a été classée par ESPN HoopGurlz 44e au classement des espoirs au Jackson High School, à Mill Creek, Wash. Kingma a été choisie deux fois comme l'athlète de l'année par le Seattle Times.
Vous pouvez lire le texte en anglais sur le site HoopGurlz.com
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Dans un premier temps, je tiens réellement à remercier tous les gens qui m'ont témoigné leur appui ou leur déception face à la récente embauche du nouvel entraineur-chef à l'UQAM. Une embauche qui implique directement que mon rêve de diriger une équipe de basketball universitaire devra être mis de côté pour un petit moment encore. Le plus grand coup provient surement du fait, que je devrais oublier, peut-être pour toujours, mon souhait de le faire dans ma langue maternelle ici chez moi.
De toute façon, ce serait se mentir que de penser, que le sport de haut niveau se passe en français en Amérique du Nord. C'est pourquoi il y a déjà quelque temps déjà que je travaille à approfondir ma connaissance et ma pratique de l'anglais, pour éventuellement ouvrir de nouveaux horizons à ma carrière d'entraineur.
Pour l'instant, il faut avouer que c'est une belle porte qui vient de se fermer, non pas seulement pour moi, mais pour tous ceux qui prétendaient à une carrière ici au Québec. Je ne peux pas dire que le curriculum de madame Dimitrova, n'est pas impressionnant, car il l'est ! J'ai beaucoup d'admiration pour quelqu'un qui a su allier ses études et le sport d'excellence de brillante façon.
Des exploits par contre, que certains de nos Québécois et Québécoises ont accomplis au fil des années avec magnitude, mais des exploits qui sont malheureusement restés timidement dans l'anonymat la plus totale. Nous qui parfois sommes portés à glorifier davantage ce qui se passe chez le voisin que ce que nous accomplissons nous-mêmes chez nous. Cependant, pour revenir à l'impressionnant curriculum de Madame Dimitrova, il s'agissait là, d'engager un coach, et non pas un joueur, ni même un enseignant pour la faculté de psychologie de l'UQAM.
Par contre, je refuse de me ranger du côté de la politique, ou de la langue, qui voudrait qu'une université québécoise doive absolument engager un entraineur local. Car si ...et je dis bien seulement si, je demeure dans le monde du coaching mon objectif de diriger une formation universitaire restera le même et comme les postes québécois ne sont plus disponibles, je devrais viser un poste ailleurs qu'au Québec.
En voulant obtenir moi-même un poste dans la NCAA, cela implique automatiquement, que les américains devront donner ce poste à un Canadien .... français de surcroit ! Et puisque tous les postes d'entraineurs universitaires canadiens sont pris au Québec, je devrais donc pour atteindre mes objectifs, revendiquer le poste à l'extérieur de ma province, en m'imposant non pas comme un étranger, mais comme le meilleur candidat possible, en passant par dessus la barrière de la langue, de l'origine et du genre, ce qui est de plus en plus difficile à faire. C'est pourquoi, en toute logique, je ne peux pas condamner l'embauche d'un entraineur d'origine étrangère.
Mais je peux tout de même condamner le fait que bien peu connaissent véritablement mon travail et que mes "méthodes" plus directes et plus exigeantes sont exactement ce qu'on retrouve ailleurs qu'ici dans l'excellence sportive. Ma formation d'entraineur, ma feuille de route et les nombreux succès obtenus à TOUS les niveaux de compétitions provinciales et nationales en basketball, mes études en kinésiologie, mes sept années de boxe olympique, mes dix ans d'entrainements, de compétitions et de formations en athlétisme de haut niveau, mon origine modeste en provenance d'une région éloignée, mais surtout les vingt dernières années de ma vie, consacrées presque uniquement au perfectionnement de mon art et de ma passion, qu'est le développement des athlètes en basketball, me donnait la prétention d'être le meilleur candidat possible pour cette organisation que je connaissais très bien.
Plus de la moitié de ma vie à côtoyer et à échanger avec vous tous, dont cinq passées dans le réseau CIS et huit autres dans celui du CCAA, à travailler au quotidien avec, aux côtés ou contre, des noms comme Olga Krycak, Nevio Marzionotto, Carlo Galli, Catherine Thibaudeau, Jacques Verchueres, Alex Perno, Ryan Thorne, Linda Marquis, Keiths Pruden, Trevor Williams, Ruby Viray, Louis Couture et Guillaume Giroux ... pour ne nommer que ceux-là. Des centaines, des milliers d'heures à m'obstiner avec vous tous, autour d'une table à révolutionner notre monde à nous.
Et croyez-moi, que même si je parle beaucoup, j'ai aussi beaucoup écouté, beaucoup apprit ... et celui ou celle qui prétendra que ceci n'est pas l'une des meilleures formations possible pour apprendre mon métier, devra se lever bien tôt.
En terminant, j'ose espérer, malgré mes doutes, que le processus de sélection des candidats n'était pas de la poudre aux yeux et que mon statut de dernier finaliste reflète à tout le moins la valeur de ma candidature.
Je me laisse un peu de temps pour démêler tout ça et voir ce que j'ai envie de faire, et s'il me reste l'énergie pour le faire, je vais prendre le temps de réfléchir à tout cela, loin de la politique, des rumeurs et des hypocrisies ...c'est-à-dire ... dans un gym, entouré d'athlètes, là où je me sens toujours bien !
D'ici là bonne chance à tous, à moi y compris ! Tags: CIS , Citadins UQAM , NCAA
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Je dois dire tout d'abord que j'étais agréablement surpris de lire un article sur le basketball féminin sur RDS. Même si le contenu de l'article était vide, on peut parler d'un début. La semaine dernière Denis Casavant écrivait un article de blogue qui s'intitulait "Nos Québécois au March Madness", le genre masculin étant utilisé c'était peut-être normal que le nom d'Élise Caron n'y figurât pas.
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Bonjour, En fait bonne nuit, car il est 2h00 du matin ...
Il y a quelques semaines, je discutais avec une très bonne amie à moi, nous parlions de mon avenir, de mes ambitions et de mes rêves. De ce fait, nous avons parlé des autres, de leurs perceptions vis-à-vis moi, nous avons également parlé d'hypocrisie et d'injustice. Deux mots courants dans la vie, mais particulièrement dans le sport d'excellence.
Tags: Danny Vincent , Élise Caron , entraineur
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En souvenir de nos immortels
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Triste semaine pour le basketball, pour plusieurs jeunes, moins jeunes, tous ceux qui ont connu et côtoyé ces immortels. La mort est inévitable, c'est le constat facile, inutile et tabou, pour tous les êtres vivants. Elle touche des milliers, des millions d'êtres humains tous les jours. Ce n'est assurément pas de la mort que je veux parler, mais plutôt de la vie...
La vie, que certains d'entre nous choisissent de consacrer aux autres, la vie qui touche les gens et qui attise les souvenirs...
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Dans la vie, comme au basket ... de bien des façons la réalité trouve toujours le moyen de nous faire retomber sur terre. Premièrement, il faut avouer qu'on ne se lasse jamais de connaitre du succès, l'appétit vient en mangeant et c'est encore plus vrai lorsque l'on parle de sport, de victoires et de défaites ! Mais c'est également lorsque tu as connu passablement de succès, que la défaite est toujours de plus en plus amère. Je crois que la seule raison qui pousse un entraineur, ou un athlète, à banaliser la défaite quel quelle soit, est de s'y être habitué. Et même si je déteste a chaque fois, le sentiment et l'amertume que cela me procure lorsque cette situation là arrive, je préfère de loin éprouver encore ces sensations désagréables plutôt que de philosopher sur l'importance de la défaite dès quelle arrive ...
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