Une vision du basketball en... Ouganda

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Basketball Québécois

Deux ans après un premier séjour à Kampala, un petit village en Ouganda, Simon Gillespie et Nicolas Michaud ont remis les pieds en Afrique cet été. Leur mission consistait à offrir la chance à des jeunes de pratiquer le basketball. Mission accomplie!

Mission accomplie parce que Simon Gillespie et Nicolas Michaud, deux Montarvillois qui ont déjà fièrement porté les couleurs des Cougars de Saint-Bruno, l'Association de basketball de la municipalité, ont notamment organisé un gros événement de basketball mettant en vedette des joueurs de la Ligue ougandaise (des participants du Kenya, du Congo, de l'Ouganda et de la Tanzanie). Plus de 100 participants étaient du tournoi et pour l'occasion, le ministre des Sports et la ministre de la Jeunesse du pays avaient été invités à y assister. De plus, à la suite de cette compétition, des cliniques d'information pour les entraîneurs et pour les jeunes ont aussi été instaurées.

ABaCoDe, ou African Ball and Community Development, est un organisme sans but lucratif, dont l'objectif principal est d'aider les jeunes Africains à travers le sport. Pourquoi le basketball? « Parce que c'est notre passion, c'est un sport qu'on connaît bien et parce qu'au départ, on ne voulait pas leur imposer un sport. Dans ce pays, le basketball est une discipline toujours en expansion », mentionne Simon Gillespie, en entrevue avec le journal Les Versants.

 

AbaCode_Ouganda

Clinique de basketball du 6 octobre 2010

 

En 2008, lors d'un premier voyage en Ouganda, les deux collègues se rendaient sur place afin de vérifier si leur projet était possible, si leur idée pouvait se concrétiser. Cet été, lors de leur retour de mai à août, ils ont conclu un partenariat avec la Mengo Senior School, une école secondaire composée de jeunes de 12 à 18 ans. En échange d'un vieux terrain de basketball qui appartenait à l'école, les deux Montarvillois s'engageaient à former une équipe avec les étudiants. Au départ, leur projet s'adressait aux jeunes de la rue, qui n'allaient pas à l'école, qui ne faisaient rien de leur journée et ne parlaient pas anglais. « Ce que nous voulions, c'était de prendre les jeunes de la rue et les amener à jouer à autre chose que du soccer, leur inculquer de nouvelles valeurs et leur apprendre un sport collectif. Grâce à l'école, nous avons rapidement eu accès à un terrain, mais celle-ci désirait quelque chose en échange, souhaitait être aussi gagnante dans cette collaboration », explique Simon Gillespie. En formant une équipe sportive avec les écoliers, les enfants de la communauté avaient en échange aussi accès au terrain.

Un terrain en décrépitude

Le terrain remis à Simon Gillespie et Nicolas Michaud n'était pas en bonne condition : asphalte craquelé et nids-de-poule, paniers sans filet, absence de ligne pour délimiter les limites du terrain. Grâce à l'argent amassé lors de campagnes de financement organisées au Québec, entre leurs deux voyages de 2008 et de 2010, les deux universitaires ont réussi à remettre ce terrain en fonction : asphalte, lignes du terrain, clôtures, poteaux, paniers et filets, tout a été repensé à neuf.

« La difficulté maintenant, c'est de garder des gens là-bas qui sont vraiment intéressés et qui sont prêts à faire pratiquer les jeunes et à leur enseigner quelques trucs. Nous avons Robert Kibaya, un Ougandais qui a été notre contact et notre collègue depuis le début de l'aventure. Avec l'aide d'un enseignant de l'école, il poursuit notre mission pendant notre absence. Nous leur envoyons une petite compensation financière pour les remercier », souligne Simon Gillespie, qui étudie en sciences politiques à l'Université de Montréal, alors que Nicolas Michaud complète le programme de thérapie du sport à l'Université Concordia. Ensemble, ils ont vécu dans une petite maison construite en banlieue de Kampala, à 30 minutes de marche. Avec l'eau courante et l'électricité, c'est tout. Durant leurs temps libres, les deux garçons suivaient quelques matches de la Coupe du monde de soccer diffusés sur les télévisions des cafés.

L'avenir

D'ici un an, les deux associés désirent retourner en Ouganda afin d'observer le résultat de leur projet et s'assurer que tout fonctionne bien pour que l'idée puisse se poursuivre d'elle-même. « On aimerait également construire un autre terrain et accueillir des gens de l'extérieur de Kampala. Éventuellement, on aimerait aussi aller ailleurs pour implanter notre projet », de conclure Simon Gillespie.

Organisme sans but lucratif, ABaCoDe cherche maintenant à devenir un organisme de charité, ce qui permettrait à ses responsables de remettre des reçus d'impôt à ses donateurs. Pour plus d'informations sur ABaCoDe, visitez le site Internet www.abacode.org.

Consulter l'article intégral rédigé par Frank Rodi pour le journal Les Versants de St-Bruno

Tags: Aba Code , Cougars Saint-Bruno , Nicolas Michaud , Simon Gillespie

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