Olivier Hanlan, un héros du basketball canadien «made in Aylmer»

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Basketball Québécois

Olivier Hanlan se souvient encore, deux mois plus tard, de la dernière minute de jeu en sol allemand. Il n'avait jamais vécu une fin de partie aussi stressante, mais excitante.

Ce joueur de basket-ball d'Aylmer a aidé le Canada à remporter la médaille de bronze aux championnats du monde des moins de 17 ans en juillet dernier à Hambourg. Un gain de 83-81 contre la Lituanie dans lequel il a marqué huit des dix derniers points des siens.

Hanlan a notamment réussi un lancer de trois points avec 36 secondes à écouler pour créer l'égalité. Puis quelques instants plus tard, le garde de 6' 3" soutirait une faute et réussissait ses deux lancers francs pour donner l'avance à ses coéquipiers.

« C'est le genre de fin à laquelle tu rêves beaucoup », a avoué Hanlan au bout du fil.

Surtout, sa touche magique a permis au Canada de monter sur un podium aux championnats du monde pour seulement la deuxième fois de l'histoire du programme national. La formation U21 avait terminé également troisième en 2005.

L'exploit de Hanlan est passé inaperçu dans sa région natale. Dommage.

Un gars de Gatineau qui se retrouve sur un court de basket contre des géants de l'Argentine, de l'Espagne, des États-Unis et de la Serbie, c'est rare.

Peut-être que les sportifs de l'Outaouais n'avaient que des yeux pour les Jeux du Québec cet été.

« C'était une belle expérience de jouer contre tous ces pays. Ils avaient tous un style de jeu différent », a fait valoir Olivier Hanlan à propos de son aventure.

L'ancien des Cyclones de l'école secondaire Grande-Rivière se trouvait au New Hampton School, dans l'État du New Hampshire, au moment de l'entrevue. Il entame la première de deux années dans ce prep school, l'équivalent d'un collège privé.

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Olivier Hanlan - Photo: FIBA.com

Boursier de Hydro-Québec

On l'appelait car il a reçu hier une bourse de 3500 $ de Hydro-Québec via la Fondation de l'athlète d'excellence.

Hanlan ne pouvait pas se rendre à Montréal afin de cueillir le chèque. Il tente de s'acclimater à son nouvel environnement.

Le jeune homme s'est pointé en sol américain le mois dernier après un été fort occupé. Cinq semaines ont été consacrées à l'équipe nationale. Il y a eu un camp d'entraînement à Toronto puis les championnats du monde.

À son retour, Hanlan a troqué son chandail rouge, noir et blanc en faveur du bleu poudre du Québec. Il a aidé l'équipe provinciale à mettre la main sur le titre canadien. Les organisateurs l'ont sacré joueur par excellence du tournoi.

Des honneurs qui s'ajoutent à sa médaille d'or remportée l'année précédente lors des Jeux du Canada.

On comprend un peu mieux pourquoi son nom se trouve sur les listes des dépisteurs de la NCAA.

« Ils m'ont suggéré de venir à l'école ici. Ils pourront me voir jouer et moi, ça me prépare pour l'université en anglais. »

« Il y a beaucoup de joueurs qui ont déjà signé des lettres d'entente avec certaines bonnes équipes universitaires comme Syracuse et UConn (Université du Connecticut). Je vais aussi jouer cette saison contre plusieurs des gars de Team USA aux championnats du monde. C'est très fort, a-t-il souligné.

« Avant, je m'entraînais trois ou quatre fois par semaine. Ici, c'est sept jours sur sept. Tu joues au basket à chaque jour. »

Le basket dans les gênes

Hanlan a grandi au sein d'une famille qui carbure au basket. Dribbler et lancer un ballon n'a rien du secret de la Caramilk.

Son père Henry a été un joueur vedette des Gee Gees d'Ottawa dans les années 1970. Une de ses soeurs, Tatiana, porte à son tour le gris et grenat.

Son frère Dominic a cessé de jouer et s'est recyclé en entraîneur. « C'est lui qui m'a 'coaché' l'an dernier à l'école secondaire », a indiqué Olivier Hanlan, qui a effectué ses débuts au sein d'un programme civil, les Dragons de Hull.

Ces dernières années, il s'est joint à une formation d'Ottawa, les Guardsmen, qui se déplace souvent aux États-Unis. « Nous avons participé à des tournois à Washington, Philadelphie et Las Vegas », a noté Hanlan.

Et à chaque fois, les équipes de la NCAA y délèguent leurs espions qui prennent des notes. Ils ont découvert rapidement qu'un bon joueur se trouvait en sol gatinois.

Sa performance aux championnats du monde a validé leurs analyses.

Consulter l'article intégral rédigé par Martin comtois pour le journal Le Droit

Tags: Équipe Québec , Olivier Hanlan , Team Canada

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