«Il trouvait dommage que l’Outaouais, qui est pourtant une grosse région, voit ses meilleurs athlètes en basket quitter pour poursuivre leur carrière après le secondaire. Il voulait implanter le premier programme AAA dans la région. C’est l’objectif qu’il avait en tête quand il m’a approché», souligne l’entraîneur Joël Belleau, qui a d’abord fait ses classes à Rouyn-Noranda.
Filiation régionale
Avec en tête un directeur émanant du Mouvement Kodiak et un coach qui a appris son basket à Rouyn-Noranda, on comprend déjà mieux la filiation avec la région. Ça fait partie de l’équation, mais il y a plus.
«C’est la région du Québec la plus près géographiquement. En Abitibi, il n’y a pas de collégial AAA. Et je sais qu’ils ont des bons programmes de basket juvénile AAA avec des bons entraîneurs. La dernière saison, je me suis déplacé deux ou trois fois en Abitibi pour voir les filles d’Amos et de Val-d’Or jouer. Je vais les voir quand elles viennent à Nicolas-Gatineau. Je les vois donc de trois à quatre fois par année et elles jouent deux ou trois saisons. Je me fais une très bonne idée des athlètes que je recrute», précise Joël Belleau.
Car ce dernier insiste, il recrute l’athlète sur de nombreux critères, pas seulement sur son talent en basket. «On cherche des étudiants-athlètes exceptionnels et on croit avoir trouvé exactement ça en Camille et Lauralyne. Ça prend des étudiantes sérieuses. Et on ne veut pas recruter en Abitibi quelqu’un qui n’aura pas de temps de jeu», fait valoir Joël Belleau.
Bonne nouvelle
Ce recrutement de deux athlètes de la région par le Pré-U vient soulager les intervenants tant chez les Intrépides que le Kodiak.
«C’est intéressant d’avoir un programme collégial AAA qui garde l’œil ouvert sur les équipes de l’Abitibi. On travaille fort pour développer des athlètes et certaines d’entre elles auront certainement le potentiel pour évoluer dans ces équipes-là. On craint de passer sous le radar des équipes AAA étant donné que nous évoluons maintenant dans la division 2. Nouvelles Frontières deviendra une avenue très intéressante pour ces jeunes-là», estime Caroline Thivierge, du Mouvement Kodiak.
Consultez l'article Intégral rédigé par Martin Guindon pour le journal Abitibi Express




