Simon Bibeau, David DeAveiro et les Redmen

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Basketball Québecois - Universitaire

Le jour n'est plus loin où les Redmen de l'Université McGill brilleront aussi au basket-ball masculin. Et c'est écrit dans le ciel, les années de vaches grasses arriveront grâce à un jeune homme du nom de Simon Bibeau, le «Steve Nash du Québec». Le principal intéressé sourit devant la comparaison. «C'est flatteur, même si je ne serai jamais un joueur de cette trempe», dit-il.


par Serge Vleminkx

Simon en est à ses premiers pas au niveau universitaire. Il a joué une saison dans les rangs collégiaux québécois avec les Cougars du Collège Champlain de Saint-Lambert avant de faire partie, pendant deux ans, du fameux programme ANDE (Académie nationale de développement de l'élite). La belle aventure, faute de moyens financiers (quand ce n'est pas du hockey...), a pris fin rapidement.

Et voici le jeune homme de 19 ans à McGill. Après les cinq premiers duels en saison régulière, les Redmen occupent le troisième rang avec une fiche de 3-2. Simon a connu un seul match de moins de dix points (7). Sa meilleure performance fut de 24 points. En cinq rencontres, il a totalisé 23 rebonds. Il a également réussi neuf vols.

McGill d'abord

Le nouvel entraîneur des Redmen, David DeAveiro, a tout tenté pour attirer le petit gars de Montréal à Ottawa, du temps où il dirigeait encore la destinée des Gee Gees. Mais la vie, parfois, fait drôlement les choses. David DeAveiro a déployé beaucoup d'efforts pour devenir l'entraîneur de Simon Bibeau. Au bout du compte, leurs chemins se sont croisés sans qu'il ait à le recruter...

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David DeAveiro - Photo: Rue Frontenac

Il fait d'ailleurs face à ce nouveau défi avec enthousiasme. Et dire que c'est un rival de longue date qui l'a convaincu d'accepter le poste, soit Drew Love, directeur du service des sports à McGill depuis 2007. Love avait occupé cette même fonction pendant 11 ans à l'Université Carleton d'Ottawa. Quand on connaît la grande rivalité opposant les Gee Gees aux Ravens, il y a de quoi faire sourire les observateurs en voyant Love et DeAveiro faire aujourd'hui équipe.

Quelques semaines plus tard, ce même DeAveiro quittait, après 20 ans de loyaux services, les Gee Gees pour diriger les Redmen de McGill. Du même coup, il retrouvait Simon sur son chemin. «À Ottawa, j'ai été très agressif dans mon recrutement pour Simon. J'avais eu l'occasion de le diriger dans le cadre du programme national. Mais j'ai vite compris que son cœur était avec les Redmen», souligne l'entraîneur.

Mais voilà que Monsieur a décidé de se compliquer la vie en acceptant le poste d'entraîneur des Redmen de McGill, un programme qui tourne en rond depuis des lunes. Et à le voir s'arracher les cheveux lors du match de mardi soir... Ses Redmen affrontaient, dans le cadre de la Classique des Citadins de l'UQAM, justement son ancienne équipe des Gee Gees.

Cet entraîneur avait tout pour être heureux. Son bonheur durait depuis neuf ans à la tête de l'équipe de basket-ball des Gee Gees d'Ottawa. Il avait transformé ce programme de pire au pays en l'un des plus respectés.

Et oui, la question était justifiée: Non mais, c'est quoi, l'idée de diriger les Redmen qui évoluent dans le pire circuit au pays? Ce n'est pas un secret, la Ligue du Québec n'a aucune crédibilité sur la scène nationale. «Je ne pouvais refuser ce défi intéressant, soit de diriger le programme de basket d'une institution aussi prestigieuse que McGill», répond celui qui a été joueur, adjoint et coach avec les Gee Gees lors des 19 dernières années.

 

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Simon Bibeau - Photo: Rue Frontenac


Le nouveau patron des Redmen reconnaît tout le potentiel de Simon. En vieux sage, il ajoute: «Ce jeune homme a de très grandes responsabilités et il y répond bien. Mais on devra l'aider en l'entourant davantage de joueurs de talent.»

Plusieurs universités américaines ont flirté avec la jeune merveille du basket québécois: chaque fois, un obstacle de taille surgissait. «Les universités intéressées n'avaient pas une réputation d'excellence sur le plan académique. Pour moi, c'était le critère numéro un. Dans ce domaine, la réputation de McGill n'est plus à faire», précise cet étudiant en finance et gestion.

Consulter l'article intégral rédigé par Serge Vleminkx pour le journal  Rue Frontenac.ca

Tags: CIS , Dave DeAveiro , Ottawa Gee-Gees , Redmen McGill , Simon Bibeau

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