Rastko Popovic, vous connaissez?! |
| Basketball Québecois - Universitaire |
Rastko Popovic est un enfant de la guerre. Serbe d'origine, il a vécu ce terrible conflit qui a déchiré la Yougoslavie.Il occupe maintenant un poste d'adjoint à l'entraîneur Keith Pruden avec l'équipe féminine de basket-ball des Stingers de Concordia.
par Serge Vleminckx
Il avait 13 ans quand... : « Je n'ai jamais oublié l'image de la maison de nos voisins d'en face pulvérisée en une fraction de seconde sous l'impact d'une bombe », dit-il. Ce fut le signal du départ de la famille Popovic pour le Canada. C'est à Gatineau (Hull à l'époque) qu'elle a commencé une nouvelle vie : « Nous avons tout laissé derrière nous. Mes parents, ma sœur et moi sommes arrivés au Canada avec une petite valise chacun », ajoute celui qui occupe un poste d'adjoint à l'entraîneur Keith Pruden avec l'équipe féminine de basket-ball des Stingers de Concordia. Le basket-ball et l'amitiéLa famille Popovic a donc choisi de vivre au Québec. Rastko s'en souvient : « Même si mon pays était déchiré par la guerre, je l'ai quitté en pleurant à chaudes larmes. À l'époque, je ne parlais ni le français ni l'anglais. «J'ai été dans l'obligation de fréquenter au départ l'école francophone, et aujourd'hui je suis content d'être parfait bilingue », de souligner ce jeune homme au regard perçant. Heureusement que dans sa vie il y avait le basket-ball. « Je pratiquais ce sport dans mon pays. Très jeune, j'avais développé de belles habiletés. Ça m'a permis de me faire rapidement des amis à Gatineau », se rappelle-t-il. Aujourd'hui, le basket-ball est devenu toute sa vie. Tout a vraiment commencé au Collège de Sherbrooke. « Personne n'a cru en moi sauf les entraîneurs, à Sherbrooke. À ma dernière année du collégial, j'ai terminé au deuxième rang des compteurs de la ligue. Ça m'a ouvert les portes du basket-ball universitaire et je me suis retrouvé avec les Stingers », se rappelle ce jeune homme de 30 ans aujourd'hui employé à temps plein au campus Loyola. Comme joueur, sa carrière chez les Stingers s'est terminée en beauté avec une participation à la finale du championnat universitaire canadien. Sa spécialité : le tir de trois points. Celui qu'on surnommait « œil de lynx » avait le don d'atteindre la cible même dans les moments dramatiques. Malgré ses 5 pieds 10 pouces, il a su s'imposer comme « shooting guard ». Il parle de sa carrière de joueur avec un petit sourire aux lèvres. « À chaque fois qu'on doutait de moi à cause de ma taille. ça me motivait. Après avoir vécu tant de moments difficiles dans ma jeunesse. j'ai appris à ne jamais baisser les bras, peu importe l'obstacle. » Une carrière en coachingAprès une brillante carrière d'athlète, Rastko s'est immédiatement tourné vers le coaching. En plus de son job d'adjoint avec les Stingers, il consacre beaucoup d'heures à diriger avec Daniel Lacasse un excellent programme de basket-ball à l'école secondaire Saint-Laurent. Leurs équipes féminines dominent aujourd'hui la scène québécoise. Son prochain défi : entraîneur d'une équipe universitaire, féminine ou masculine. « C'est mon rêve », dit-il. Si j'étais directeur athlétique d'une université à la recherche d'un coach pas comme les autres, je n'hésiterais pas à lui confier les guides d'une équipe, même pas une seconde. Tous ceux qui ont connu Rastko Popovic savent qu'il n'est pas un homme ordinaire. Consulter l'article intégral rédigé par Serge Vleminckx pour le journal Rue Frontenac.ca |
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