L’œil de Marie-Ève Martin

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Basketball Québecois - Universitaire

Je veux revoir à l'œuvre Marie-Ève Martin. La semaine dernière au Peps de l'Université Laval, l'athlète originaire de Granby a vécu le « moment d'une carrière », un panier gagnant de trois points au tout dernier moment. Un jeu dramatique. La marque est de 59 à 59 et le ballon revient aux Martlets avec seulement 1,4 seconde avant la fin du temps régulier.


Par Serge Vleminckx

« Je n'ai même pas eu le temps de réfléchir. Dès que j'ai touché au ballon, j'ai tiré par instinct », confie la jeune sœur de l'ancien joueur des Stingers de Concordia Sébastien Martin.

Le ballon quitte sa main et on entend le son du « buzzer » annonçant la fin du match régulier. Une fraction de seconde plus tard, le tir de Martin touche la cible pour la victoire.

« Je n'ai même pas eu le temps de réaliser ce qui venait d'arriver. Réussir un tel jeu, ça se produit une fois dans une carrière. Tout ce dont je me souviens, c'est de voir toutes les filles se précipiter sur moi. »
Thorne a décrit ainsi l'effet provoqué par ce dramatique panier. « En un instant, tout a chaviré sur le banc. Jusqu'alors, nous formions un groupe déçu d'avoir laissé filer une grosse priorité à la marque. »
Dans un langage coloré Marie-Ève Martin confirme.

« Bonne Sainte-Anne, nous étions furieuses d'avoir permis à nos rivales de surmonter un retard de 20 points. Ça ne me dérange pas de jouer un match sur la route ou à la maison en saison régulière. Après tout, ça demeure le même match de basket-ball. Mais en séries, c'est une autre histoire. Nous sommes en première position, nous voulons le rester pour avoir le plaisir de jouer nos matchs de séries à la maison, dans un gym rempli de partisans. On veut terminer au premier rang et cette victoire à Québec nous a permis de faire un pas dans cette direction. »

Spécialiste des tirs de trois points
Martin en est à sa deuxième saison avec les Martlets. Elle et l'excellente Anneth Him-Lazarenko forment une force de frappe impressionnante. Him-Lazarenko occupe le premier rang du circuit pour la moyenne de points par rencontre (14,6), Martin se retrouve au troisième échelon et domine dans la colonne des tirs de trois points avec 31 réussites en 77 essais pour une fantastique moyenne de ,403.

Marie-Ève Martin s'illustre match après match avec les Martlets de l'Université McGill. Photo Rogerio Barbosa
Le niveau d'excellence pour les paniers de trois points se situe à 35 pour cent. En 28 matchs, Martin revendique 13 performances de 35 pour cent et plus, huit avec une moyenne supérieure à 40 pour cent.

« Et dire que ma technique est atroce, lance Martin. Ce n'est pas beau à voir, mais je connais du succès parce que j'ai développé malgré tout une certaine habileté », de dire en riant cette athlète très sympathique par sa belle candeur.
Ici, on ouvre une petite parenthèse pour parler de Ryan Thorne. Quelle belle décision prise par la direction du service des sports lors des dernières années. En 2006, l'université a réussi un coup de maître en faisant de Ryan un coach à temps plein. Petit à petit, il a bâti un programme de basket intéressant et plus que jamais, les Martlets s'approchent de l'excellence. Les filles de Thorne représentent la machine de demain.

Cette jeune troupe occupe le premier rang du circuit québécois avec un dossier de 9-1, malgré la présence dans l'alignement de six recrues, de cinq athlètes de deuxième saison, d'une de troisième année et de deux de quatrième saison.

Martin_ME_Martlets_McGill

Mais revenons au cœur offensif des Martlets formé par Anneth Him-Lazarenko et Marie-Ève Martin. « Avec Anneth nous avions trouvé notre force de frappe à l'intérieur. Il nous manquait du punch de l'extérieur. Il n'a pas été difficile de le trouver en voyant tous les succès de Marie-Ève dans les rangs collégiaux », souligne Thorne.
Il a été facile de convaincre Martin de prendre la direction de McGill.
« Je voulais poursuivre mes études en anglais, dans une institution d'excellence. Autre facteur, je ne voulais plus quitter Montréal. Je viens de Granby, mais je suis une fille qui aime la vie dans une grande ville. »
Match de 24 points

Marie-Ève Martin est un petit bout de femme qui ne cède pas un pouce sur une surface de jeu.
« C'est vrai que je ne déteste pas le côté physique du jeu. Plus jeune, je jouais au hockey, mais à un certain moment, j'ai dû renoncer. Ça devenait trop onéreux. Une paire d'espadrilles, c'est pas mal moins cher qu'une paire de patins. J'ai donc choisi de faire comme mes deux frères, suivre la voie du basket. C'est drôle que le sujet du hockey soit abordé. Récemment, j'ai rêvé à deux reprises que je jouais pour l'équipe de hockey des Martlets. »
Martin ajoute, dans un éclat de rire : « Mon coach n'aime pas ça quand je lui parle de jouer au hockey. »

Consulter l'article intégral rédigé par Serge Vleminckx pour le journal RueFrontenac.ca

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Tags: Anneth Him Lazarenzo , CIS , Marie-Eve Martin , Martlets McGill , Rouge et Or , Ryan Thorne

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