Jacques Paiement fils vient de décrocher un premier titre d'entraîneur de basket de l'année! |
| Basketball Québecois - Universitaire |
À 37 ans, Jacques Paiement fils est en train de faire son propre nom. Il vient de décrocher un premier titre d'entraîneur de basket de l'année au niveau universitaire québécois.
À sa troisième saison derrière le banc de l'équipe masculine du Rouge et Or de l'Université Laval comme entraîneur-chef (il a été l'adjoint de son père, Jack, de 2002 à 2008), l'Amossois d'origine a décroché à nouveau la 2e place au classement provincial avec son équipe, en plus de passer une bonne partie dans le Top 10 canadien. Toutefois, Paiement fils n'a pu savourer pleinement son honneur individuel. «Pour moi, l'entraîneur de l'année, c'est celui qui gagne à la toute fin. J'aurais bien échangé mon titre contre une victoire de plus», a-t-il confié, lorsque joint à Halifax, où il assistait sans son équipe au championnat canadien universitaire ce week-end. Défaite en finaleLe Rouge et Or a en effet perdu la finale provinciale 77-67 contre l'Université Concordia de Montréal, le 4 mars, après avoir mené une bonne partie du match. Toutefois, une certaine logique a été respectée alors que Concordia avait terminé en tête du classement, avec une fiche de 12-4, devançant la troupe de Paiement qui avait remporté 11 de ses 16 parties. «On était deux équipes pas mal nez à nez. Nous les avons battus deux fois à la maison, ils nous ont battus deux fois chez eux cette saison. Tout s'est joué au niveau de l'avantage du terrain je crois. C'est sûr que c'est toujours décevant de terminer 2e quand ton objectif, c'est d'aller au championnat canadien», a-t-il souligné, ayant visiblement hérité du désir de vaincre de son paternel. Il apprécie tout de même cette reconnaissance qui lui est faite par l'ensemble de ses collègues. «Le titre d'entraîneur de l'année n'est jamais un objectif en soi, a-t-il précisé. Mais ça fait toujours plaisir d'être honoré par ses pairs. On avait une bonne équipe, avec de bons joueurs. On en a d'ailleurs placé deux sur la première équipe d'étoiles.» «C'est fantastique»Tout ça seulement à sa deuxième saison complète à la barre de l'équipe (il avait agi par intérim dès novembre en 2008-2009, remplaçant son père parti soigner un cancer de la prostate). Et comment trouve-t-il l'expérience comme entraîneur de basketball universitaire? «C'est fantastique, a-t-il répondu. Il y a toujours du positif et du négatif, mais je ne peux pas me plaindre. Il n'y a pas beaucoup de coachs au Québec qui peuvent gagner leur vie avec ça. On a un programme qui a les moyens d'être compétitif. Si on m'avait dit il y a dix ans que je serais coach universitaire en basket, je ne l'aurais même pas cru. Je suis vraiment content.» Aller au canadienToutefois, et il n'en démord pas, il rêve toujours de conduire son équipe au championnat canadien universitaire. «C'est l'objectif de notre programme et c'est définitivement le mien. Mais il faut être patient. On ne va pas sacrifier le moyen et le long terme pour gagner à court terme. On vient de connaître une bonne année de recrutement. Je pense qu'on sera de calibre pour atteindre cet objectif dans les prochaines années. Et une fois rendu là, je sais que c'est un cliché, mais tout est possible. Les huit équipes peuvent aspirer aux grands honneurs», a affirmé celui dont les parents ratent rarement un match local du Rouge et Or. Jacques Paiement fils a été entraîneur des Dynamiques du Cégep de Ste-Foy en basket collégial AAA, de l'équipe du Québec des moins de 17 ans et des Dynamiques du Collège Jean-de-Brébeuf en juvénile AAA. Consulter l'article intégral rédigé par Martin Guindon pour l'Abitibi Express |
Vendredi, 18 Mai 2012 22:43
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