Compte-Rendu du voyage de l'équipe masculine du Rouge et Or au Maroc

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Basketball Québecois - Universitaire
″Super expérience, profitable à tous les points de vue.″
″Voyage enrichissant au niveau sportif, social, culturel, personnel, pour chaque participant.″
″Apprentissage accéléré dans le laboratoire de la modernité.″

Voilà autant de titres qui pourraient coiffer le compte-rendu de notre voyage à Casablanca où nous y avons découvert une ville résolument engagée dans le XXIème siècle, alliant modernisme et traditionalisme, une ville où la tradition arabe, si riche, est omniprésente, mais, où se pointent, à tous les détours, les manifestations physiques(édifices, panneaux publicitaires, habillement, véhicules...) et sociales des influences occidentales.

Tout d'abord, du haut des airs, nous sommes frappés par l'austérité du paysage de la campagne. Les champs sont de couleur sombre, où prédomine le brun. Des îlots de verdure parsèment la plaine; le soleil est omniprésent et implacable pour la végétation en manque d'eau. Casablanca (littéralement maison blanche) porte fièrement son nom : tout resplendit,
tout est immaculé.

Le premier quartier traversé est baptisé ″Californie″ et l'on voit facilement que l'appellation souligne, entre autres, la valeur des propriétés qui s'y trouvent. Puis, sans crier gare, surgit une bloc complet de bâtisses plus ou moins en ruine, rappelant les pires bidonvilles de la planète. Nous voilà rapidement initiés aux contrastes omniprésents à Casablanca : autos de luxe partageant les boulevards avec les charrettes tirées par des ânes ou poussées par des hommes, habits traditionnels côtoyant les vêtements hauts de gamme, gratte-ciel ultra-moderne voisinant la médinaet son souk...

À mesure que nous avançons vers le centre-ville, nous faisons connaissance avec la façon bien particulière de conduire des locaux. L'expression populaire ″Au plus fort la poche″ dépeint bien la hargne et l'esprit de compétition qui animent ces fervents adeptes du klaxon.

 

Maroc01

La jeune femme qui nous a accueilli à l'aéroport s'assure que nous puissions avoir, tout de suite, un aperçu de ce que la métropole économique peut nous offrir. Nous traversons le centre-ville, entrevoyons la mosquée que nous visiterons deux jours plus tard, longeans l'Atlantique.

Nous sommes arrivés à destination. L'hôtel qui va nous servir de quartier général pour la durée de notre séjour est superbement situé. Le quartier regorge d'établissements touristiques : restaurants, bars et autres hôtels. C'est le haut lieu de la « night life » à Casablanca, leur Grande Allée, quoi! ... mais, les mœurs du pays temporisent les ardeurs des nombreux locaux qui déambulent toute la soirée le long des promenades longeant la mer.

La plage est à quelques minutes de marche. Immense, elle est grouillante d'activités à toutes les heures du jour, les joueurs de soccer y occupant beaucoup de place.. Les gars en profitent amplement, attirés surtout par les vagues qui déferlent en narguant les baigneurs.

Le premier contact avec Houda, notre guide et hôtesse, nous fit une forte impression qui n'alla qu'en s'amplifiant. Par l'efficacité de ses actions, mais également par son chaleureux sourire, sa convivialité, elle s'ingénia à nous rendre le séjour des plus agréables.

Il en fut de même avec les autres membres de l'organisation qui nous reçoit; tous déployant beaucoup d'ardeur à répondre à nos besoins de visiteurs. M. Driss Chraibi et chacun des employés de son méga centre de conditionnement
physique (cf. 1-2) nous ont honoré de leur chaleureuse hospitalité. Dans ce pays qui s'y connaît en monarchie, nous sommes traités comme des rois!

Après quelques jours (mardi à jeudi) passés à nous entraîner (cardio, muscu et basket), à découvrir les charmes de la cité (Mosquée (3), médina (4) et souk), à batailler avec les vagues, sans oublier les devoirs d'étudiants, nous sommes anxieux de nous mesurer aux équipes professionnelles participant à cette première édition du tournoi international
Sport Plazza.

Les trois parties du tournoi sont disputées dans le stade de basketball compris dans le Complexe sportif Mohammed V. La ″salle″, comme on dit ici, est spacieuse et peut accommodée plusieurs milliers de spectateurs. M. Chraibi et son groupe, de concert avec la fédération marocaine de basketball, ne ménagent rien pour que l'événement soit un succès; cérémonie d'ouverture élaborée, exportation de « cheerleaders » de Grenoble...

Lors de ce premier match, vendredi soir, nous découvrons rapidement que le décorum et la façon de gérer le déroulement de la partie par les officiels majeurs et mineurs sollicitent notre capacité de s'adapter. Heureusement les expériences vécues lors des journées antérieures nous avaient préparé à réagir avec calme à ces situations où l'on
doit faire preuve d'un certain pouvoir d'adaptation . Ne dit-on pas que ″Les voyages forment la jeunesse″?

Les joueurs réagissent de fort belle façon et l'équipe locale en subit les foudres : 12-2, 20-5, 32-12... Nous volons des balles, courons en transition, circulons le ballon avec autorité, lançons (surtout des tirs de 3 points) avec une efficacité renversante ... pour les adversaires et les spectateurs. Ces derniers, d'ailleurs, manifestent, de plus en plus, leur approbation à chacun de ces tirs réussis. Nous en réussissons 14 en 22 tentatives. Pas moins de 8 joueurs en réussissent au moins un. Et il faut ajouter que l'arc est situé à environ un pied plus loin que celui utilisé ici. Vivement, M. Lépine, une pétition pour adopter cette ligne de trois points!!!

Comme il fallait s'y attendre, les locaux reviennent dans la partie, profitant surtout de leur grand avantage de taille. Mais, nous résistons et nous sauvons avec une belle victoire au compte de 79-67.

Notre partie du lendemain, contre un excellent club de Marseille, s'avère beaucoup plus difficile. Nos adversaires évoluent en Pro B dans le championnat de France et comptent sur plusieurs joueurs dont la taille varie entre 6'9 ‘' et 6' 11''.
Le début est, à tout le moins, laborieux et nous est néfaste. Nous tirons rapidement de l'arrière et peinons à trouver notre rythme de la veille. En bout de compte, nous accusons un gros retard à la demie : 57-25! Ouch! Un vaillant effort d'équipe, au retour de la pause, nous permet de sauver les meubles et le pointage final est de 98-66.

″Il nous reste 40 minutes pour profiter au maximum de notre expérience au niveau du basket!″

C'est en ses termes que l'entraîneur débute son discours préparatoire pour le dernier match en terre marocaine, mettant l'emphase sur les retombées positives qu'auront sûrement les 80 minutes de jeu précédentes. Nous affrontons une autre équipe professionnelle française évoluant en Pro B : Lille Métropole, pour laquelle a déjà joué Samuel Audet-Sow. Quoique ″légèrement″ moins impressionnante en taille, elle est bien pourvue de joueurs athlétiques.

Qu'à cela ne tienne, nous connaissons un très bon début de match et menons après une douzaine de minutes de jeu. Une poussée tardive des Lillois leur permet, par contre, de retraiter au vestiaire avec une avance de 10 points. L'effort et l'exécution sont, à nouveau, au rendez-vous en deuxième demie, mais, il faut bien l'avouer, l'adversaire est plus aguerri, supérieur physiquement, supérieur tout court.

Nous nous inclinons, donc, devant les champions du tournoi par la marque de 90-68, après avoir fièrement défendu nos couleurs.
″Je suis convaincu que ce voyage sera excessivement profitable pour la saison universitaire qui s'en vient. L'expérience vécue, l'adaptation réalisée, l'opposition rencontrée, la chimie qui s'est installée, tous ces facteurs s'ajoutent à un bon volumed'entraînement et sont gage de succès.″ dit fièrement l'entraîneur à ses joueurs en guise de conclusion.

Tous les participants s'unissent pour remercier tous ceux qui ont rendu ce voyage possible.

1 http://www.emarrakech.info/Ouverture-du-2eme-plus-grand-centre-de-sport-au-
Monde-a-Casablanca_a7841.html
2 http://www.sportplazza.com/
3 http://fr.wikipedia.org/wiki/Mosqu%C3%A9e_Hassan_II
4 http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dina

Texte régigé par Jacques Paiement Sr (22 septembre 2010)

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Tags: Jacques Paiement , Rouge et Or , Sport Plazza , Université Laval

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